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05.01.2014
Seuls au LaM
Tout arrive. A force de tordre le cou à certaines faussetés, il arrive que votre petite âme errante soit suivi d’effets. Dimanche soir, consultant RFI l’hebdo sur le web, j’ai eu la bonne surprise de lire sous le clavier d’Isabelle Chenu une vérité que je serine depuis longtemps : «Le musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq près de Lille, le Lam, possède une des plus grandes collections d’art brut en France (…)». Une des plus grandes, vous avez bien noté ? Et non : la plus grande comme ledit Lam s’obstinait à le proclamer depuis sa création. Dont acte. Et tant mieux si le Lam renonce à cette prétendue hégémonie qui faisait tache dans son tableau!
Au moment où La maison rouge a dans les tuyaux une grande exposition de la collection abcd pour cet automne (selon une récente information du journal Le Monde), cette position était bien sûr difficile à tenir. En attendant, je suis contente de ne plus être seule de mon opinion. Coïncidence bienheureuse, la solitude est aussi le thème de l’exposition actuelle au Lam qui clotûrera le 23 février 2014. Elle réunit environ 150 œuvres qui ne proviennent pas exclusivement du fond du Lam mais aussi de diverses collections privées dont -tiens, tiens- la collection abcd. Le site du Lam, comme à son habitude, est plutôt chiche d’informations et d’images. On dirait toujours qu’il a peur qu’on divulgue ses initiatives.
Heureusement, Christophe Boulanger et Savine Faupin les commissaires de l’exposition Seuls se sont montré plus prolixes pour le séminaire de Lise Maurer. Je vous laisse en juger car il serait dommage de ne pas en savoir plus sur ce thème prometteur et, je dois le reconnaitre, judicieusement choisi.
23:55 Publié dans art brut, Expos, Parlotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art brut, lam, savine faupin, christophe boulanger, lise maurer, abcd, la maison rouge |
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04.01.2014
Nouvel an : les cadeaux des lecteurs
Ça finit mal. Dernière chose vue en 2013 : Rothéneuf foulé aux pieds. L’Abbé Fouré piétiné sans respect par ses visiteurs même.
Et ça commence mieux. Martial l’homme bus, un film de Michel Etter réalisé en 1983 à Lausanne. Chaudement recommandé pour le jour de l’an par mon «Animulien d’Autriche».
Et puis, pour sortir du domaine de l’art brut sans pour autant lui monter sur la tête, Les Territoires de Pierre-Yves Bohm, documentaire de Jean-Claude Arié tourné en 1977 dans une ferme-atelier des environs de Lille, rempart de la tempête et de la rumeur autoroutière. En ce temps-là cet artiste dont Antoine de Galbert sera le mécène, était dans une période (révolue aujourd’hui) d’accumulations, de récupérations et de montages. Il réalisait des «boîtes» où «construire et protéger» ce qu’il pensait. Amateurs de musiques nostalgiques et d’ambiances recueillies, ne pas s’abstenir, CLIQUEZ:
Surtout en ces temps de lumière plombée et de crachin dans le visage. Merci à cette Animulienne qui «aime se promener» sur mon blogue et qui, en cette nouvelle année, souhaite «partager ceci» avec moi. Et avec vous, par ricochet. J’ai tout lieu de croire qu’il s’agit de la jeune femme à la tresse en couronne qui donne à Pierre-Yves Bohm la réplique dans le film. Mais même si mon informatrice n’est pas l’auteur des peintures «naïves» où des secrets sont confiés au papier, elle mérite reconnaissance pour le bonheur fragile de ces voix basses et presque chuchotées qui caractérise le dialogue des deux artistes.
Qu’un tel bonheur vous éclabousse, chers lecteurs et lectrices et fasse qu’en 2014 il ne vous quitte pas!
18:27 Publié dans art brut, De vous zamoi, Ecrans | Lien permanent | Commentaires (0) |
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31.12.2013
Outsider art magical tour
Attendre les 12 coups de minuit, j’voudrais bien mais c’est trop dur.
Heureusement, un Animulien charitable m’envoie un petit film pour passer le temps. Un docu BBC de Jack Cocker style voyage autour du monde à la recherche de l’art brut perdu et retrouvé en pleine marée montante du 21e siècle.
L’Everything of course, Gugging, la fondation Carlo Zinelli, le Social Welfare Organization Aisekai, la Galerie Henry Boxer, le Creative Growth Art Center où ça respire à donf avec Tom di Maria et le casque bleu Dan Miller.
J’ai pensé à vous en faire profiter au cas où y’en aurait parmi vous qui souhaiteraient aussi peigner la girafe avant le réveillon. Un conseil : sautez les bla-bla pour vous concentrer sur les créateurs au turbin! Cette manie qu’ils ont de nous refiler leurs grains de sel les spécialisses!
Espèrons qu’en 2014 quelqu’un nous bricolera un outsider art documentary dans le genre no comment de la chaîne Euronews pour changer. Turning the Art World Inside Out est tout de même un film qui tient ses promesses en 5 épisodes et puis la fin très magical mystery bisounours devrait vous faire marrer sans cotillons ni langues de belle-mère.
19:50 Publié dans Ailleurs, art brut, De vous zamoi, Ecrans | Lien permanent | Commentaires (1) |
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