18.12.2011
Un Noël brut et jazzy
Pas de doute Noël approche. Pour ceux qui en douterait, ma voisine encombre les parties communes avec des sapins décorés de boules rouges. C’est pas pratique quand on descend sa poub mais c’est bien sympa quand même. Et puis on a envie de déposer des cadeaux à leurs pieds.
Personnellement j’ai choisi un beau livre, de 400 pages et des, sur le jazz qui vient de sortir. Publié aux Editions Félin, sous la direction de Francis Hofstein, critique musical -et psychanalyste, s’il vous plaît- il m’a sauté dans l’œil à cause de sa couverture à rugir (groarrr !) de plaisir.
On y est interpellé quelque part par une statuette en fer forgé d’une facture intéressante et pour cause puisqu’elle est de Thornton Dial, grand créateur noir d’Alabama.
Normal, puisque cet ouvrage collectif (second volet d’une somme inaugurée en 2009) est centré sur l’art qui tourne autour du jazz. L’appétissante table des matières nous aguiche avec le titre de la contribution de Greg Tate sur Thornton Dial «libre, noir et éclairant les ténèbres».
Sur ce peintre, assembleur et sculpteur très important, je vous en ferai pas des tonnes étant donné que vous pouvez facilement éclairer votre lanterne ici ou là sur le web. Je me contenterai de vous attirer sur quelques images.
Thornton Dial me paraît bien avoir commencé dans la plus pure ligne de l’art brut mais aujourd’hui que l’art brut est sommé, par ses partisans même, de devenir une tarte à la crème contemporaine pour matinées conférencières, je ne suis plus sûre de rien.
C’est égal, self-taught, outsider, folk artist, ou « artisse » avec un grand A comme argent, Thornton Dial vaut le détour et un petit coup de blues ne saurait lui faire de mal.

Chez Thornton Dial - Photo ©IMA
21:36 Publié dans Ailleurs, art brut, Ecrits, Lectures, Zizique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : art brut, thornton dial, jazz, francis hofstein |
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05.11.2011
Le chant des champignons
Barcelone, Rome et champignons au menu aujourd’hui grâce à trois précieux informateurs animulophiles. Tout d’abord, quelques images récentes de Hassan, «le designer brut» comme je l’appelais dans mon post du 14 septembre 2010.
Indispensable d’aller faire un tour sur cette note pour apprécier comme il faut ces nouvelles images rapportés par Eric Gauthier. Tout le petit bazar du vagabond africain de Barcelone est là.
On le voit en train de sertir la petite pièce de cuivre qui est sa marque de fabrique sur ses planchettes aux dessins colorés. Il se sert d’un marteau à la tête plate comme enclume en coinçant le manche avec son pied nu.
Eric nous envoie aussi des photos d’un autre créateur de rue barcelonais, tendance autodidacte. Les mains sont noueuses avec l’ongle long qu’aiment à porter là-bas les artistes. Sous la barbe de Père Noël, le chapeau broussard et une sorte de cache-oreille sur le côté droit, c’est un vieux monsieur qui s’appelle Sylvestre.
Son bras droit a beau être déformé, il se sert parfaitement de sa main pour réaliser, au format carte postale, des rosaces comme on en faisait dans les temps à l’école primaire. Mais lui, c’est «sans jamais reproduire le même dessin», ce qui lui semble important.
Cela fait que quand on met les uns à côté des autres ses dessins on a une belle impression de vitrail aux nuances géométriques abstraites et kaléidoscopiques. «Il a eu 90 ans la veille de notre rencontre» me dit Eric et il «dessine dans la rue tous les jours depuis 7-8 ans».
Si vous le rencontrez, saluez-le bien respectueusement de ma part pour avoir dit à Eric Gauthier : «je suis libre comme un taxi!».
Orientons nous du côté tchèque maintenant avec Vaclav Halek, l’homme qui a transcrit (ou composé de toutes pièces) 5000 chansons de champignons.
C’est Matthieu Morin, grand «négociant en virages» qui m’a refilé ce tuyau extrordinaire du monsieur qui entend, non pas le loup, le renard et la belette mais les champignons sauvages chanter.
Je vous donne l’info comme Matthieu me la donne mais connaissant son sens de l’humour je ne parierai pas qu’il ne s’agit pas d’un canular.

D’autant que Tomas Zilvar et Radeq Brousil qui ont sorti la chose semblent être des artistes contemporains du genre performers. Mais ça fait rien, l’idée des champignons qui font de la musique est plus que plaisante, non?
Enfin, dernier détour par Rome. J’apprends un peu tard que lundi 7 novembre 2011 à l’espace LOL Moda Arte Design de la capitale italienne (via urbana, 89-92), un événement aura lieu autour du peintre Giovanni Bosco. Ceci à l’initiative de Fabio Casentini, un négociant en vêtements de la ville.
Ce signor est un collectionneur italien qui, au cours de ses vacances à Castellammare del Golfo, avait rencontré en 2007 l’étonnant créateur sicilien, «ma senza sapere nulla di art brut» (mais en ignorant tout de l’art brut) me dit Eva di Stefano, mon informatrice. A la différence du Français Boris Piot qui, la même année, avait su immédiatement voir que l’œuvre de Bosco appartenait bien au domaine de l’art brut.
18:51 Publié dans Ailleurs, art brut, Expos, Miscellanées, Zizique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art brut, vaclav halek, giovanni bosco |
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16.09.2011
Coco girls et Gentils tatoués
Mon daddy est en ébullition. La grande prêtresse du protest-song est à La Courneuve. En plus de Nicola and Bart et Joan Baez, c’est le 140e anniversaire de la Commune de Paris. Il se souvient d’avoir fumé la moquette en l’honneur du centième dans sa jeunesse folle, mon daddy. Moi ça m’a fait plutôt rigoler le flyer de la Fête de l’Huma avec son petit look tatoué mâtiné réaliste-socialiste.
J’aurais mieux fait quand même de répondre présente à la soirée d’invitation au vernissage de l’expo des artistes qui squatteront l’Agora de l’Huma pendant la teuf coco du ouikène des 16, 17 et 18 septembre 2011.
Au lieu de ça, j’ai voulu me pointer au vernissage de la nouvelle expo Hey! de la Halle Saint-Pierre mais là, bernique, je n’ai pas pu entrer.
C’était l’émeute dans la rue Ronsard. Le quartier était saturé de gentils tatoués et de mamies gothiques venus avec chiens, vélos et lardons à totottes punk.
Faut dire que Paris avait bien fait les choses. Un gratuit surprise venait juste d’être distribué dans le tromé avec un papier sur l'expo. 
Heureusement qu’on se décarcasse pas autant pour l’art brut aux affaires culturelles! Il serait vite pop-ularisé dans le sens tendance du terme. Ceci dit, pourquoi je vous cause de l’expo du grand show de l’Humanité ? Mais parce que j’ai eu la bonne surprise de constater que, parmi les plasticiens invités, il y a Sandra Martagex et Yvon Taillandier.
18:05 Publié dans Expos, Gazettes, In memoriam, Zizique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commune de paris, fête de l'humanité, joan baez, halle saint pierre, revue hey! |
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11.10.2009
Yvette Horner, Yvette Hors normes
Yvette Horner et l'art brut, ces deux vedettes devaient un jour se rencontrer. C'est chose faite aujourd'hui sur Animula Vagula, le blogue qui ne crache pas sur le musette. Il vous offre une image caillouteuse et savoureuse de «la femme aux doigts d'or» qui va se produire dans des tas de galas en 2010. Yvette Horner est de la génération de ma Belle-Mimine qui a la pêche aussi et qui s'appelle pareil. Fin septembre c'était leurs anniversaires aux Yvettes alors nos vœux les plus sincères à toutes deux.
Pour ceux qui douteraient qu'Yvette Horner puisse concerner votre petite âme errante, sachez qu'elle enregistre en ce moment un disque intitulé : Hors Normes.
Hors normes, l'extraordinaire sculpture que je vous présente ici, le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle l'est aussi. Où voit-on pareils prodiges techniques et artistiques dans la production artistique ordinaire? Nulle part. Et ça vaut bien un petit air d'accordéon surtout quand on sait que ce délicat assemblage de cailloux -collés (oui, collés, vous avez bien lu) et minutieusement choisis pour leurs teintes naturelles -était équipé d'un petit moteur permettant d'animer cet ensemble fragile.
Merci à Freddy et à Cathy, Animuliens de fraîche date qui m'ont envoyé cette photo d'un objet sans égal qu'ils entourent de respect et de précautions.
P.S. Pour ceux qui pensent que j'ignore le nom du lapidaire qui a créé cette Yvette automatique, je ne dirais qu'une chose : «Chauffe Marcel !».
15:54 Publié dans De vous zamoi, Ecrans, Images, Zizique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : art brut, yvette horner, hors normes, accordéon, musette |
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14.07.2009
Marguerite Burnat-Provins au festival de Montreux
Burnat-Provins jazzyfiée! Je vous ai déjà effeuillé (le 19 novembre 2005 pour être précise) cette vénérable Marguerite. Un peu d'assoupissement lui va pas mal au teint mais il est bon de temps à autre que l'on réveille cette Belle au bois dormant. Cet été, c'est le Festival de Montreux qui s'y est collé avec une création musicale au Petit Palais le samedi 11 juillet 2009. Dominique Reymond a lu des textes du Livre pour toi, le chant d'amour fou de M. B.-P. sur des musiques du percussionniste Jean Rochat.
Le quatuor à cordes Barbouze de chez Fior (l'after-shave du tonton à Zazie!) les accompagnait. La fiche-artiste de ces Barbouzettes conviait les auditeurs «à la rencontre entre des mots bruts et essentiels» et un «univers de cordes et de percussions». Ouais.
Sauf que, manque de bol, pour remarquable qu'il soit, le poème en prose intitulé Le Livre pour toi n'a rien de précisément brut. Il valut certes à son auteur la réprobation suisse générale parce qu'il exposait le désir féminin sur la place publique, en des termes qui nous paraissent bien sages aujourd'hui que nous sommes gavés de Vie sexuelle de Catherine Machin.
Mais, il n'est rien dans sa syntaxe, dans son vocabulaire ou dans sa logique qui puisse se comparer avec ce que Michel Thévoz appelle un «écrit brut». Simplement une femme libre a un trébomec dans la peau et elle nous le fait savoir avec une pudeur poétique plus excitante pour le «qu'en-dira-t-on?» que la plus provocatrice obscénité.
Cette création musicale sera reprise le 26 et 27 août 2009 à Savièse, qui en 1907 trouvait Burnat-Provins plutôt encombrante. Une expo à la Maison de la Culture de cette ville retracera, du 20 août au 27 septembre 2009 les différentes périodes de sa peinture.
L'autre Marguerite Burnat-Provins (car cette artiste exceptionnelle possède deux facettes à son talent), la créatrice d'une galerie de portraits sublimes et inquiétants tout droits sortis d'un monde hallucinatoire, fera parallèlement un petit tour sur la scène de la Collection de l'Art brut à Lausanne du 3 juillet au 21 septembre 2009.
Le flyer distribué à l'occasion de ces diverses manifestations choisit évidemment son camp sur le plan iconographique. Le camp de l'art brut dont Marguerite Burnat-Provins, du fait des hésitations de Jean Dubuffet à son propos, reste cependant un électron périphérique. Il faut dire qu'il est rare de voir passer aussi nettement à l'intérieur d'un même artiste la ligne de clivage entre l'art culturel et l'art brut. C'est en quoi le cas Burnat-Provins est si intéressant.
17:11 Publié dans Expos, Zizique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marguerite burnat-provins, art brut, festival de montreux, barbouze de chez fior, le livre pour toi, collection de l'art brut |
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11.05.2009
Comme un papillon sur elle, Aloïse
Aloïse en kimono, un jour où l'autre ça devait le faire. Et bien je vous le fais en vous signalant l'expo itinérante (travelling exhibition) Comme un papillon sur elle qui vient de se terminer au Borderless Art Museum No-ma de Shiga mais qui se ranime dès le 15 mai et jusqu'au 16 août 2009 à Tokyo au Watari Museum of Contemporary Art. Le feu follet passera ensuite à Hokkaido pour un séjour à l'Hokkaido Museum of Art du 24 octobre 2009 au 14 janvier 2010.
Aloïse, le papillon, c'est bien sûr à Madame Butterfly, la culculgnanterie sentimentalo-colonialiste de Pierre Loti que ça fait penser. Surtout à cause de l'opéra que Giacomo Puccini en a tiré. Aloïse, on le sait, goûtait fort l'opéra. Là, j'ai pas le temps de vérifier mais sûr qu'elle a dû l'enrégimenter dans sa galerie de vedettes, la Butterfly, Aloïse.
C'est le pourquoi du comment du «papillon» qui sous-titre cette expo Alo-nippone. Signalons au passage, pour faire mon travail de petite butterfly errante, que c'est une orga à but non lucratif, Haretari Kumottari, qui a monté la chose, avec Kenjo Kitaoka aux manettes.
Deux ouvrages sont publiés à cette occasion. Un catalogue trilingue (japono-franco-anglo) et un fac-simile d'un cahier de 40 pages en direct de chez le psy Hans Steck.
Le catalogue reproduit toutes les œuvres exposées. Lesquelles proviennent de la donation Jacqueline et Etienne Porret-Forel au Kunstmuseum Solothurn (Suisse) et de la Collection Steck. Du petit bout de carton aux rouleaux à la craie grasse, des dessins de toutes époques.
Question textes : un article et un entretien de Jacqueline P.-F. et l'article du Jeannot (Dubo, Dubon Dubuffet) repris du Fascicule 6 de L'Art Brut mais traduit en japonais (et en anglais) pour la première fois. Entre autres... car il y a aussi comme contributeurs : Norman Girardot et Kazuhiko Kudo et John Zorn et Michel Nedjar qui passaient par là (hommages d'artistes).
J'ai des tas de zolies zimages qui vous donneront une belle idée de l'accrochage aérien et léger à tomber. C'est bien quand les cimaises se font oublier comme ici. Sincères félicitations aussi au photographe, Satoshi Takaishi ©. Vous n'oublierez pas s.v.p. de mentionner son nom si, d'aventure, vous m'empruntez un de ses clichés.
Sayônara, les choux sont gras ! (version auvergnippone)
23:32 Publié dans Expos, Zizique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : art brut, aloïse corbaz, hans steck, satoshi takaishi, shiga, tokyo, hokkaido, madame butterfly, giacomo puccini, mika mori, hokkaido |
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06.03.2009
L’art brut à toutes les sauces
Notre secrétariat animulien a reçu cette vidéo judicieusement repérée par un de mes correspondants très fine mouche.
Que dire après ça sinon « NO COMMENT »
00:07 Publié dans Ecrans, Zizique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : art brut, adolf wölfli, scottie wilson, henry darger |
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17.11.2008
A la poursuite du facteur Cheval
A la poursuite du facteur Cheval, j’ai rencontré Gérard Manset. Manset, vous le connaissez pour avoir entendu -et sans doute fredonné les jours de blues- Il voyage en solitaire, sa chanson mélancolo, désaccordée du piano. Manset il montre pas sa tronche, il réédite pas ses anciens morceaux, ce qui fait qu’on le connaît sans le connaître. Auteur, compositeur et interprète, Manset est aussi peintre, photographe et … écrivain. Et là, surprise ! Le 6 novembre 2008, il a sorti un roman au cœur duquel on trouve l’époustouflant Ferdinand. Son titre? A la poursuite du facteur Cheval.
Si! Sans déc. Avec mon repassage en retard, les carottes à éplucher, Dominique et Léa qui vont arriver pour le thé, vous pensez si j’ai le temps de me vautrer dans la critique littéraire! En plus Manset, je comprends pas tout ce qu’il dit et faut pas compter sur lui pour vous expliquer. Amateurs de romans traditionnels, passez votre chemin! Et vous les groupies des intrigues bien menées qui progressent sagement au rythme de la chronologie et de la logique, allez voir ailleurs!
Ecrivain-voyageur, Gérard Manset bouscule le temps, ses fantasmes et ses souvenirs asiatiques ou colombiens. Avec des morceaux de bravoure dans des Thaïlandes de rêve où l’on exhibe une pathétique créature qui fait penser à l’hermaphrodite-albinos du Satyricon de Federico Fellini. Impossible de suivre son récit de A jusqu’à Z. Il faut accepter de tomber dans des trous, admettre de s’y reprendre à plusieurs fois, chercher son passage du nord-est perso. Bref, errer dans un labyrinthe où vous retombez toujours (mais pour le perdre aussitôt) sur ce «prédateur des styles», sur ce «propagateur de la fièvre hindo-bouddhiste» : le facteur Cheval himself.
Acte de naissance de Ferdinand Cheval
C’est pas la première fois, bien sûr, que Cheval fait irruption dans la littérature. Sans remonter au Revolver à cheveux blancs d’André Breton (1932) : «Nous les oiseaux que tu charmes toujours du haut de ces belvédères», on se souvient d’Alexandre Vialatte (Dernières nouvelles de l’homme) : «Chez l’homme, la tête pense, la main suit. Le reste y passe. Parfois pendant une vie entière. Le facteur Cheval en est un exemple éclatant».
Et de Robert Morel éditant en 1969 un beau texte d’Alain Borne et témoignant : «C’est à Lyon, en 1942, dans les rues vides où nous rodions après le couvre-feu, qu’Alain Borne me parla du Facteur Cheval pour la première fois».
Mais c’est pas une raison pour pas vous laisser porter par la musique très particulière et plus contemporaine de Gérard Manset : «L’avez-vous vu, ce palais? L’avez-vous déjà vue, cette basilique tout aplatie comme serait un morne coléoptère sur du sable tamisé ? Criquet dont la famille aurait volé plus loin (…). Un être avait commis cette équipée de la taille, tout juste, d’une goélette dont les cheminées seraient ces danseuses sémaforologiques (…) tournant leurs bras dans une gestuelle d’alphabet morse et incitant d’emblée à consulter les courts poèmes de grès marqués à la truelle mettant en scène ce qu’un Apollinaire lui-même aurait pu inspirer (…)».
00:22 Publié dans Ecrits, Zizique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : art brut, ferdinand cheval |
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13.10.2008
Vivian Girls Band
Si je vous dis «Vivian Girls», ça vous évoque Henry Darger.
Et bien, vous y êtes pas. Mes recherches linguistiques m’ont permis de le découvrir : les Vivian Girls ne sont plus ces héroïnes pantelantes et étranglées qui luttent avec courage contre des prédateurs sadiques impitoyables dans les compositions magnifiques et vénéneuses du grand créateur américain. Les Vivian Girls sont maintenant un groupe de filles de Brooklyn que vous pouvez classer dans vos mots-clés à la rubrique Shoegaze.
Une blonde asperge ado qui vient visiblement d’abandonner son appareil dentaire, une brune boulotte et rigolotte avec ses grosses lunettes et une rousse à frange, joliment tatouée sur les bras. Lisses, gentilles et sympathiques. «les brus idéales», grince mon chéri-que-j’ai. Visionnez leur vidéo, écoutez leur son sale et sucré à la fois. Mon daddy qui a la dent dure prétend qu’«on dirait The Mamas and the Papas sans les Papas». Pas de papas, sauf The Wipers, Nirvana, Black tambourine et The Sangri-las (vraiment très las) nous apprend Mr My Space Music.
Mais déjà 5710 amis.
Méchante comme je suis, j’ai failli coller ces VG dans la catégorie Nos amies les bêtes mais à la réflexion, les images du film de Timothy Flore, Tell the world, où l’on voit le trio VG menacé, dans la forêt noire, par ses copains déguisés en Lucifers et Teddy bears, me porte à l’indulgence.
Ces souris-là, visiblement, s’amusent un max et ça, ça se respecte. Et puis on avait déjà le groupe Art brut et le groupe Rinôçérose (voir mes notes du 14 déc. 2005 et du 3 août 2006) alors, les Vivian Girls, why not ?
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01.10.2008
Mon daddy a des trous dans la tête
La vieillesse est un naufrage. Un ami new yorkais, de passage dans ma cambuse à l’occasion du vernissage de l’Impaire State Gallery, a foutu la honte à mon daddy en lui rappelant nonchalamment que Communication Breakdown c’était texto un titre de Led Zeppelin.
Depuis, le pauvre cher homme se plaint d’avoir des trous dans la tête. J’ai du lui promettre de rectifier son erreur pour le consoler. Va donc pour un p’tit coup de groupe anglais !
Bien que moi, je préfère «le reggae égyptien interprété par des gars de Boston» découvert par Arnaud Le Gouefflec le 27 août 2008 dans la note Jungle Exotica de son blogue Terribabuleska Spazöide.
00:09 Publié dans De vous zamoi, Zizique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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