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25.11.2015

Mille et une

Pour celles et ceux qui s’inquiètent de mon silence, quelques points sur les ii. Nécessité tout d’abord de confirmer ce fait :

animula vagula c’est fini, a-ni-ni fini.

Non faute de matière; il y aurait au contraire trop à dire. Mais en dix ans d’exercice, le jus vert du monde -cela n’aura échappé à personne- a tourné en eau de boudin.

Inéluctablement ce sont les impératifs du commerce qui se sont mis à légitimer toute valeur dans un domaine qui n’avait pas de prix. Même si pour cela il fallut retourner le gant de crin de l’authentique pour le glisser dans la culotte du zouave néo-dadaïste et officiel.

En clair :

Là où l’on parle d’art brut aujourd’hui, c’est qu’il n’y est plus.

Là où en revanche il existe c’est qu’il n’est point nommé.

Voilà pourquoi, votre petite âme errante, convaincue d’être plus audible à défaut d’être entendue, a rejoint l’équipe d’un nouveau blogue où vous reconnaitrez son légendaire mauvais esprit.

Pour le nouveau blogue cliquer ICI

00:55 Publié dans art brut, Blogosphère, De vous zamoi, Ogni pensiero vola | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Imprimer | | Pin it! |

Commentaires

Triste et réel constat. Stop.
Renaissance félicitée. Stop.
Salutations sans... fin.

Écrit par : ˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉ | 25.11.2015

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Dommage, j adore votre style, bon on vous trouve où maintenant?

Écrit par : Biffaud | 25.11.2015

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@ Michel Benoit

Guerre à la tristesse, pas de nostalgie, cher Michel.
L'art brut n'est pas mort, il est seulement inadmissible.
C'était (c'est toujours) un concept. C'est devenu un label dominateur derrière lequel on range des productions variées (allant du véritable au factice), converties en marchandises spectaculairement interchangeables.
Quand le contenu a été changé, il est temps de se passer du mot pour conserver l'idée de la chose.
Le moment est venu d'explorer un nouvel espace: l'espace
interstitiel.
Vous qui avez accompagné et inspiré AV, vous suivrez et seconderez l'ii, je l'espère.

Écrit par : Ani | 25.11.2015

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Il me vient en mémoire ces vers :
«Les espaces de l'espace sont aussi vides que pleins
La menace des rapaces fait aimer les petits rien
Tout est rêve qui s'achève alors que tout recommence
Et la chaîne souveraine fait que rien n'a d'importance»

Bienvenue les maillons ! :D)

P.S. : je suis abonné à l'ii... (encore une formule qui décoiffe!)

Écrit par : ˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉ | 25.11.2015

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Je ne vous savais pas si naïve. A creuser le sillon, à fouiller, à chercher, à déterrer on finit par attirer la lumière (vous avez largement participé à ce joyeux labeur).
La société est ainsi faite, il faut en attendre le pire et le meilleur. Si les détournements sont inévitables, des passionnés restent fidèles à leur croyance - parfois ils peuvent se tromper - la transmission opère, de jeunes passionnés prennent le relai. Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain. L’histoire sait faire le ménage. Il n’y a pas de «tous pourris». Suivre son sillon, rester tâcheron de la mission qu’on s’est assignée, aller vers l’épure, faire confiance à son regard, ne pas capituler pour laisser la place aux petits marquis et marquises, aux Rastignac de tout poil qui finissent immanquablement par se fracasser la tête contre le plafond de leur boutique ou explosent à force d’enfler de leur prétention.
On vous aime Animula, même si vous êtes parfois bien agaçante (ceux-ci expliquant cela).
Bonne route, et attention de bien choisir vos compagnons.
L’amigo

Écrit par : l'amigo | 26.11.2015

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@ le déjà fidèle abonné de l'ii

Ce n'est pas le moment de lancer un quizz mais j'aimerais savoir de qui sont les vers que vous citez.
Gougueule ne dit rien sur vos espèces d'espaces "aussi vides que pleins".
Il y flotte un parfum Perec mais "la chaîne souveraine" a quelque chose de bouddhiste.
Alors, dîtes nous! Car cette citation convient bien à l'internationale interstiCielle

http://linternationaleintersticielle.hautetfort.com/

Vous pouvez d'ailleurs me répondre sur ce nouveau blogue puisque les lecteurs d'Animula Vagula vont y transporter leurs pénates.

Écrit par : jean-louis lanoux | 26.11.2015

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Oui, ce sont les notions "interstiCielles" qui m'ont fait venir en tête ces vers qui sont... de votre serviteur.
(Et je suis du coup extrêmement flatté par votre comparaison...!)

Écrit par : ˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ | 26.11.2015

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@ Biffaud

Aimable à vous, cher lecteur ou lectrice, de kiffer mon petit tralala. Vous pouvez me retrouver, en compagnie de plumes encore plus fines, sur:

http://linternationaleintersticielle.hautetfort.com/

Écrit par : La "stylée" | 26.11.2015

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@ l’amigo

Vous sentez vous des responsabilités que vous vouliez me les faire partager ?
Que vous le vouliez ou non, le mot art brut s’est mis à désigner, dans l’usage courant, une réalité qui n’a plus rien à voir avec son acception d’origine. C’est une notion sémantiquement dévalorisée.
Ce qui ne manque pas d’avoir une incidence sur le plan financier, le seul vraiment dominant aujourd’hui en l’absence d’un sursaut philosophique après le retrait de Michel Thévoz.
Le prix de l’art brut n’augmente que dans la mesure où il est confondu avec autre chose que lui-même. Le plus périssable de l’art contemporain pour ne pas le nommer.

On peut donc s’attendre à ce que les « passionnés », jeunes ou vieux, privilégient ce qui dans l’art brut aura l’air de ressembler au néo-dadaïsme pour palais nationaux.
Le risque demeure cependant que le marché persiste à préférer la camelote minimale et conceptuelle dont il gave le public depuis plus de 30 ans.
On assiste donc à une surenchère idéologique visant à réduire l’altérité de l’art brut pour le rendre mieux négociable.
On ne saurait sous-estimer cette tendance car elle émane paradoxalement de forces soit-disant acquises à la cause de l’art brut, fédérées en un réseau de solidarités mutuelles.Vous voyez ce que je veux dire.

Pour digérer cette rude évidence, vous trouvez commode de m’attribuer des propos que je n’ai jamais tenu. Vous feriez mieux de lire et de relire l’avant-propos de l’Internationale interstiCielle, mon nouveau blogue.

http://linternationaleintersticielle.hautetfort.com/about.html

Écrit par : Ani et son daddy | 27.11.2015

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Un grand merci pour ces nombreuses années à avoir fait vivre ce blog. :)

Écrit par : David | 09.12.2015

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