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15.09.2007
Que d’art, que d’art!
Il y a des jours où je voudrais bien avoir 6 bras comme la déesse Shiva! ou alors une armée de petites mains qui pianoteraient pour moi sur le clavier. Si ça continue le cerveau lent de votre petite âme errante va exploser sous la charge d’informations dont mes fidèles corres-pondants et pondantes continuent de me gaver.
C’est qu’on dirait que tous les galérianistes, tous les curatoristes, tous les préposé(e)s à la culture et à l’anticulture se sont donnés le mot pour me concocter une rentrée panique. Je croule sous les expos et je sais plus où donner de la tête.
Je viens de recevoir mon invit pour l'ouverture de la FIAC le 18 septembre et je constate avec horreur que ça tombe le même jour que le vernissage de la Halle Saint-Pierre qui se décarcasse avec Varian Fry et Yolande Fièvre, ses expos jumelles.
Cruel dilemme ! Qu’est-ce que vous feriez à ma place ? Peut-être reprendre la route vers Lyon en direction des solos shows du chapiteau de Docks Art Fair qui montrera sur ses étalages rien que des «artistes émergents» chaperonnés par 40 galeries, la plupart européennes mais aussi mexicaines ou étatsuniènes.
C’est à 2 pas de La Sucrière, le principal lieu de la 9e Biennale internationale d’art contemporain qui ouvrira le 19 septembre.
En cherchant bien, j’ai détecté, sur le stand C5 (Andrew Edlin Gallery of New York) de Docks Art Fair (Lyon, 17/23 septembre 2007), quoi donc ? Mais un «outsider» of course ! J’ai nommé Vahakn Arslanian et ses drôles d’oiseaux et Boeing 707.
19:40 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Varian Fry, Yolande Fièvre, Vahakn Arslanian |
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14.09.2007
15 ans de suractivation grafike
Il faut sans doute des raisons puissantes pour que le Dernier Cri, la dynamique équipe graphisteuse marseillaise, verse dans la commémoration.
La disparition de Raymond Reynaud est une de ces raisons. Leur prochain show, une «XXXhibition collective» intitulée 15 ans de suractivation grafike qui saturera l’Espace Beaurepaire à Paris du 19 septembre au 6 octobre, est dédiée «à la mémoire de Raymond, le maître des bordilles !!!».
C’est l’occasion pour votre petite âme errante qui a traîné cet été sa nostalgie dans la belle rétrospective de Salon-de-Provence de vous montrer une image du petit matériel de l’artiste, judicieusement placé là sous une vitrine.
19:10 Publié dans Expos, In memoriam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Raymond Reynaud |
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13.09.2007
Rugby, Branly, Patry (moine)
Ce qui urgeotte aussi un max, mes petits septembriseurs, c’est le rugby et le patrimoine.
Le sport c’est bien mais ça rend ouf et le Musée du quai Branly n’échappe pas à la règle.
Voilà-t-il pas qu’il va retransmettre des matchs de la Coupe du monde dans le théâtre Claude Lévi-Strauss sous le prétexte de «mêlées des cultures».
Cela nous vaut heureusement la reproduction dans les journaux de quelques baballes eskimos, en rotin tressé, en tissu de Kaboul qui m’ont pas paru très ovales mais je n’y connais que couïc moi au Haka !
Question patrimoine, ça accueille à tire-larigot avec la journée européenne.
Le dimanche 16 septembre, vous aurez le choix entre la Maison bleue de Dives-sur-mer, si vous bullez en Normandie, et le Jardin de Gabriel, si vous écumez la Charente maritime.
Dans le premier cas, mame Péache sera l’hôtesse.
Dans le second : visite guidée sous la houlette de l’ethnologue Michel Valière.
00:05 Publié dans Jeux et ris | Lien permanent | Commentaires (0) |
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12.09.2007
Objets trouvés et discrets créateurs
Puisqu’on en est à la distribution des images, voici celle-ci ramenée du Musée des Alpilles de St-Rémy de Provence. C’est une enluminure d’Augustin Gonfond, un peintre paysan saint-rémois de la fin du 19e siècle.
Le Musée des Alpilles, qui a été entièrement relooké, est voué à l’ethnologie et aux «créateurs discrets» (le mot est joli) enrôlés depuis peu dans «les arts modestes».
Si vous crachez pas sur les santons, si les ex-votos vous font pas bailler, allez-y et profitez-en pour traîner vos sandalettes à l’expo Objets trouvés qui a le mérite de porter un méta-regard sur l’histoire de la constitution de la collection du musée sous la houlette de
Pierre de Brun, conservateur jusqu’en 1942 et grand rassembleur de pièces archéologiques oubliées, retrouvées, recyclées.
Objets trouvés, évidemment ça vous fait penser à une galerie parisienne du même nom (mais sans les s) et j’en vois déjà qui tournent leur regard vers la rue de Charenton, où s’organise Une rentrée hors-les-normes dans un esprit de «résistance» au «conditionnement culturel».
C’est international et ça dure jusqu’au 27 octobre. Attention le vernissage d’Objet trouvé (au singulier) c’est jeudi déjà. Le 13, je vous dis.
Si d’aventure vous étiez à Genève le même soir, vous pourriez croquer La Sardine, du moins l’expo que cette galerie de la rue des Bains (on reste dans l’aquatique) consacre à Djeynaba Ndiyae, une artiste autodidacte et sénégalaise dont votre petite âme errante sait pas grand chose.
Vous, qui êtes avides de nouvelles expériences, vous lui raconterez !
12:00 Publié dans Expos, Images | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Djeynaba Ndiyae, art brut |
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11.09.2007
Pussy cat
21:55 Publié dans Images | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Enrico Baj |
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10.09.2007
Brut alors ! des Micmacrocosmes !
A peine on a rangé ses valises que voilà la chute des feuilles.
Celle des impôts que l’on oublie grâce aux jolis flyers qui se mettent à gonfler la boîte aux lettres.
Epouvantée par ce tsunami de cartons d’invitations tous plus flashants les uns que les autres, votre petite âme errante s’efforce courageusement d’en sauver certains du flot.
Honneur tout d’abord à celui de la prometteuse exposition Micmacrocosmes qui inscrit à son programme, du 15 septembre au 23 décembre 2007, une «Collection d’objets insolites et merveilleux».
C’est le Musée départemental Stéphane Mallarmé à Vulaines-sur-Seine (77870) qui pique ainsi notre curiosité (aïe !) et nous apporte aussitôt l’antidote.
Le carton dont il faut saluer la lisibilité nous en dit assez pour mettre le feu aux poudres, tout en nous laissant un peu sur notre faim. Avec cette installation de Vincent Vergone, «Le public est invité à découvrir des objets étranges, incongrus, merveilleux : une conque à poèmes, une pierre qui chante, une machine à hypnotiser, un miroir à regarder le fond de son âme, une machine à projeter des spectres, un miroir de gorgone…». Voilà qui est précis.
Dans un registre un tantinet moins limpide et même beaucoup plus mystérieux, le carton à volets de la nouvelle expo abcd claque comme un drapeau : Brut alors ! c’est son titre. Il sonne comme un gros mot dans une cour de récré, comme un de ces jurons qui nous échappe quand on vient de relire pour la 3e fois la notice de son téléphone portable sans y rien comprendre. C’est vous dire que cette expo qui s’accompagne d’un bon pour une «visite-surprise» joue sur le teasing.
Le dépliant où les textes se tortillent dans tous les sens a des allures de lanterne-magique. Il nous fait miroiter du mystère, des énigmes et du non-sens mais on sent bien qu’il veut garder ses secrets pour lui jusqu’au vernissage le 15 septembre. Comme l’expo durera longtemps, le public pourra tout à loisir «ouvrir les boîtes noires» de ce météorite pour voir ce qu’il a dans le ventre.
Le calligramme en forme d’empreinte digitale qui ouvre le programme pourrait faire croire que Brut alors ! est visible sur Baker Street. Pas du tout, ce n’est pas chez Sherlock Holmes que ça se passe mais bien rue Voltaire à Montreuil, Galerie abcd.
23:55 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art brut, abcd |
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