Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01.10.2008

Mon daddy a des trous dans la tête


breakdown.jpegLa vieillesse est un naufrage. Un ami new yorkais, de passage dans ma cambuse à l’occasion du vernissage de l’Impaire State Gallery, a foutu la honte à mon daddy en lui rappelant nonchalamment que Communication Breakdown c’était texto un titre de Led Zeppelin.
Depuis, le pauvre cher homme se plaint d’avoir des trous dans la tête. J’ai du lui promettre de rectifier son erreur pour le consoler. Va donc pour un p’tit coup de groupe anglais !

Bien que moi, je préfère «le reggae égyptien interprété par des gars de Boston» découvert par Arnaud Le Gouefflec le 27 août 2008 dans la note Jungle Exotica de son blogue Terribabuleska Spazöide.

00:09 Publié dans De vous zamoi, Zizique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer | | Pin it! |

Commentaires

Chère Animula, Led Zep maintenant ? Je ne sais pas si c’était de l’art (j’espère que non, en fait…) et si quelqu’un ose prononcer le mot culture, je sors ma banane Velvet Underground ! En revanche c’était brut(al), et je me souviens encore, en Italie, d’un stade dévasté après leur passage… Je passe à l’objet de mon commentaire. Ton daddy a « des trous dans la tête » ? C’est le titre d’un film de Guy Maddin, improbable cinéaste canadien installé à Winnipeg qui depuis une vingtaine d’années bricole des films minoritaires, rhizomatiques… et splendides. Ça ne remplit pas les salles, mais les yeux et l’esprit. Voilà un cinéaste qui mérite le nom de « primitif », et qui, de son propre aveu, filme en partant de ses propres déficiences, techniques et psychiques (de ses trous dans la tête) et non des contraintes du marché. Comment te décrire ce joyau presque muet, digne du plus beau cinéma surréaliste ? C’est un conte des fées et un cauchemar, un tableau effrayant des complexes familiaux (bonjour M. Lacan) et un hymne au fantasme, un poème de la subversion et de l’inversion, le mariage de la collection « Signe de piste » (version anglo-saxonne) et du Buñuel de l’Âge d’or – j’en passe… Tout ça dépourvu de références culturelles (beurk), passionnel et passionnant, bricolé avec deux sous grâce à l’adoption des canons esthétiques élémentaires du cinéma muet le plus archaïque… Peu de moyens, mais une grande faim… Des années que j’attendais ça : un poème « fait maison » sur les ambivalences du désir, la famille et ses pathologies, l’adolescence, la solitude et le reste. C’est aussi beau que la rencontre de Feuillade et de Lautréamont sur une table de montage ; André Breton, là où il n’est pas, ne se console pas de l’avoir raté. Je ne sais pas si c’est brut, mais c’est renversant : la preuve, quinze spectateurs par séance dans deux salles parisiennes, bientôt une seule.... Signe des temps, signe de qualité. Les trous dans la tête, ça sert à penser. Minoritaires de tous les pays, continuez le combat.

Michel Sco

PS Et le film sur Séraphine de Senlis, tu as quelque chose à me dire là-dessus, petite âme ?

Écrit par : Michel Sco | 03.10.2008

Michel Sco a raison: les trous dans la tête recèlent des trésors poétiques et beaucoup d'ambivalences, soulignées par une mise en images clignotantes d'un bout à l'autre du film: j'ai les paupières en compote ! brutalité visuelle, certes, mais pour ce qui est du "brut", c'est plutôt téléphoné.
Allez voir Séraphine, elle ne vous livrera pas ses "secrets".

Écrit par : Jeanne | 09.10.2008

tres bon blogue,bonne continuation

Écrit par : restaurant paris | 15.10.2008

Les commentaires sont fermés.