« lun. 01 sept. - dim. 07 sept. | Page d'accueil
| lun. 15 sept. - dim. 21 sept. »
13.09.2008
La vie parisienne de William Scott
William Scott, sa marque de fabrique c’est le sourire. Celui qu’il accroche aux portraits, très «black is beautiful», qu’il réalise au creative Growth Art Center d’Oakland. Il faut voir celui de sa «love policewoman» !
Et son autoportrait, façon affiche électorale !
Il peut en prendre de la graine, Barack Obama ! Par sa façon de peinturer, William Scott fait penser à Chéri Samba. Même méticulosité associée à des messages. Utopistes et uchroniques ici. W.S. détesterait pas réinventer le passé, faire comme si Martin Luther King n’avait pas été assassiné. Animula, ça lui va.
Chris Ofili et Rirkrit Tiravanija (respectivement peintre anglais d’origine nigériane et Thaïlandais né à Buenos-Aires) ça leur va aussi. Ils collectionnent les œuvres de ce créateur autodidacte, né en 1964, qui aime à reconstruire son Frisco.
Quant à Jeremy Deller, autre artiste gibi, passionné de slogans et inscriptions, il a inclus William Scott dans sa sélection pour l’expo From a revolution to another, puisqu’on lui a donné carte blanche au Palais de Tokyo du 26 septembre 2008 au 4 janvier 2009. L’ouverture de ce show, c’est le jeudi 25 septembre de 20 h à 24 h.

Les fûtés et les malignes se seront précipités auparavant au vernissage de la Galerie Impaire, 47 rue de Lancry dans le 75010. Ce mercredi 24 septembre (de 18 à 20 h), ils pourront se faire l’œil avec des créations de William Scott accrochées par les blanches mains (il lui reste un peu d’enduit aux doigts car il vient de rafraîchir les cimaises) de Julien Raffinot qui officie dans cette galerie growthartcenterienne auprès de Tom di Maria. L’exhibition des œuvres de Scott accompagne Communication Breakdown, l’exposition principale d’Impaire. Un titre pareil, ça rappelle les Stones à mon daddy. Il prétend que «Le type qu’a trouvé ça, est un fan de Nineteen nervous…».
Votre petite âme errante est moins emballée. Elle aurait préféré plus de précisions à mettre dans son moteur. Le carton d’invitation, certes chiadé, est insolé dans le goût lettriste. Il manque volontairement de lisibilité. On déchiffre mal les 17 noms des créateurs participants, de Tauba Auerbach à Melvin Way en passant par Paul Butler, Dana Frankfort, Louise Lawier, Yuichi Saito, Maya Schindler. D’autant qu’il n’y a que Dwight Macintosh et Dan Miller qui nous soient familiers.
Quand au concept, il n’est pas évident. Il faut se rendre sur le site de l’Edlin Gallery de New York, partenaire du Creative Growth sur ce coup, pour comprendre que «the show explores abstraction as a shifting notion -both formally and conceptually- with works by artists who employ diverse methods of reductivism and bricolage».
Hou là là !, amis américains, vous oubliez qu’à Paris, on parle l’anglais comme des vaches espagnoles et qu’on est plutôt cartésiens. Donc un peu plus de points sur les i la prochaine fois, please. En attendant on veut bien vous faire confiance.
Du 24 septembre au 2 novembre 2008, c’est la fenêtre de tir de Communication Breakdown, à la Galerie Impaire. On ne la manquera pas.
23:52 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : william scott |
|
Imprimer | |
|
11.09.2008
Zemánková au carré
Zemánková au carré, c’est le pied ! A Genève bientôt, la grand-mère Anna et sa petite fille Terezie se retrouveront à la Galerie Une Sardine collée au mur. Aucun loup de prévu au programme. Petits pots de beurre peut-être au vernissage ? Il aura lieu le jeudi 18 septembre dès 18 heures. Les Animuliennes pourront se munir de leur chaperon rouge en signe de ralliement. La grand-mère a 100 ans Elle est née en 1908 en Moravie et s’est éclipsée en 1986, nous laissant les fleurs qu’elle commença à faire pousser dans les années 60 et «qui ne fleurissent nulle part ailleurs» que chez elle, selon ses propres propos. Chez La Sardine, Anna Zemánková sera comme chez elle, n’en doutons pas. On pourra y venir zieuter sa «flore à la beauté inquiétante quasi vénéneuse», quelque part «entre l’ornemental, le végétal et le cosmologique».
J’extirpe ces mots du petit texte chapeautant le zoli carton d’invitation qui n’a pour moi que le léger inconvénient de créditer cette œuvre unique «d’accents surréalistes». Je comprends ben que cette remarque a pour fonction de rompre avec les sédimentations médiumniques que l’on a trop souvent collés sur cette «artiste» tchèque. Mais franchement, en dépit des influences surr et spirites qui planent sur son pays, je crois pas qu’Anna Z ait jamais été vraiment concernée par ces courants là.
Mais, je peux me tromper et la petite-fille, heureusement sera là, pour le dire. Car Terezie, oyez, oyez !, fera 2 visites commentées le jeudi 25 septembre à 18 h et le samedi 27 septembre à 15 h. Vous aimerez son français qu’elle parle plutôt bien et qu’elle entretient par des apparitions fréquentes dans notre pays.
L’anniversaire d’Anna sera souhaité aussi cette année «par deux autres expositions, l’une à New York et l’autre à Paris», nous apprend le sardineux carton, sans dire lesquelles.
A mon humble avis, c’est l’exhibition à la Cavin Morris Gallery de N.Y.C.
et celle d’abcd la Galerie dans la verte Montreuil (pas Paris mais presque) qui sont visées.
La première –profitez-en, le dollar est bas– c’est du 16 octobre au 22 novembre 2008.
Quant à la seconde – Robespierre station – ce serait du 10 décembre 2008 au 15 mars 2009.
23:23 Publié dans Ailleurs, Expos | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : anna zemánková, art brut |
|
Imprimer | |
|
10.09.2008
Ovartaci : poète aussi
Des fois que l’accélérateur de particules nous fasse un trou noir dans la nuit, je m’empresse d’ajouter un petit bonus à ma note sur Ovartaci en vous présentant ses «Poems to the future» publiés par la Fondation O (Ovartaci Fonden) sous le titre Ovartaci’s secrets. Car Ovartaci était aussi poète. Un échantillon :
Come !
See
This World
In twilight
And incoherent as the night
In the beginning.
Where the mad and the wise women
Are outside time.
Johannes Nielsen, qui préface le recueil publié en 2006, ignore quand Ovartaci a écrit ses poèmes. Dans les années 40 ou 50 du siècle dernier, probablement. Et en espagnol, langue qu’O, qui avait séjourné en Argentine, pratiquait. Malheureusement Nielsen ne nous donne pas la version originale.
Pourquoi «secrets» ?
Parce que ces poèmes ont été retrouvés par hasard, 14 ans après la mort de leur auteur, dans la caboche ovoïde de l’une de ses sculptures pendant une restauration.
A ce que j’ai compris – mais le texte de Nielsen n’est pas des plus clairs – une autre créature d’Ovartaci, camouflée en paysanne sous une robe-kimono, abritait aussi à la place de son cerveau, un joli petit mécanisme avec courroies, rouages et mots magiques sur bristol.
Encore une citation avant l’irruption de l’anti-matière (?)
Women of perspicacity
See
That the world
Is merely a place
For experiences
And denial .
They are granted
Nothing more.
Everything in the world will end
In emptiness and facade.
23:55 Publié dans Poésie naturelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ovartaci, art brut |
|
Imprimer | |
|
















