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04.12.2005

L'Aliment blanc envahit Tokyo

Je sais que ça n’a rien à voir avec le schmilblick mais ça me démange de vous conseiller d’aller au Palais de Tokyo, près du pont de l’Alma où ont été sévèrement karchérisés les témoignages de ferveur populaire spontanés à la mémoire de lady Di. Non parce qu’on peut s’offrir à la boutique un sac mimi en filet noir et rouge d’Annette Messager, idéal pour y mettre des oranges, mais parce que jusqu’au 8 janvier 2006, il y a l'expo Robert Malaval, kamikaze. Malaval, évidemment, n’a rien à fiche avec l’art brut (je fais de mon mieux pour sortir de mes «cases») mais son "aliment blanc" (salle du fond) est tout de même bien émouvant. Avec ces façons qu’il a d’envahir tout, il nous parle d’une intrusion qui n’est pas de la frime. Incontestablement, Robert Malaval, comme à d’autres égards, Bernard Réquichot, Michel Macréau ou Chaissac Gaston est un lointain cousin de la famille à laquelle votre petite âme errante se consacre. Comme c’est ouvert tous les jours (sauf le lundi) jusqu’à 24 h, vous n’avez aucune excuse pour pas y aller.

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03.12.2005

Sur la route de Pontoise

L’art brut, aujourd’hui, passait par Pontoise pour un Hommage à Jean-Louis Ferrier. On vendait la Bibliothèque de ce critique d’art à la salle de la rue Saint-Martin avec renfort de citation de Paul Valéry : «Toute œuvre exige qu’on lui réponde, et une littérature (c’est-à-dire un commentaire) écrite ou non, immédiate ou méditée, est indivisible de ce qui pousse l’homme à produire» A bon entendeur salut, mes petits animuliens ! . Jean-Louis Ferrier, c’est ce gars qui a écrit un bouquin sur Les Primitifs du XXe siècle -Art brut et Art des malades mentaux- en 1997. «Malades» j’aime pas trop, mais je me serais bien goinfrée 2 ou 3 choses de la vente de ce Jean-Louis là, tel ce n° 67 qui proposait par erreur (lapsus désopilant) sous le nom de Chagall, un tas d’hippobosqueries et autres Chaissacqueries. Hélas, j’ai dû accompagner mon daddy faire des courses à la place. Le catalogue, qui la joue luxe, exhibe l’intérieur à mezzanine et tapis d’artiste dudit critique.
Il est assez difficile à lire, le maquettiste étant un adepte de cette fichue mode (heureusement en voie de ringardisation) du texte imprimé sur fond tramé, ici des étagères pleines de bouquins.
Au chapitre marteaux d’ivoire («marteaux d’y voir», comme dit Reinette), votre petite fouineuse d’Animula a aussi découvert en feuilletant la vénérable Gazette de l’Hôtel Drouot chez son dentiste, deux Aloïse
(l’un en largeur, l’autre en hauteur) dans une vente du commissaire-priseur Catherine Charbonneaux annoncée pour le 16 décembre 2005. Mais avec ce que va me coûter mon bridge, ça m’étonnerait que je puisse les accrocher au dessus de mon bambi en peluche sur le mur de ma chambrette.

21:40 Publié dans Encans, Gazettes | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer | | Pin it! |

29.11.2005

Asylum

C’est + fort que moi, il faut toujours que je fasse 2 choses à la fois. Hier soir, par exemple, pendant que je m’occupais du cas de ces chers animuliens qui me font le plaisir de se connecter sur mes élucubrations et de les commenter, je regardais d’une oreille distraite (c’est la meilleure méthode avec la télé) un vieux film fantastique anglais qui passait sur TPS Ciné-Culte. Asylum que ça s’appelle. Vous voyez tout de suite le genre. J’étais trop petite pour le voir quand il est sorti en 1972. C’est un film à sketches réalisé par Roy Ward Baker avec Charlotte Rampling qui joue les jeunes femmes criminelles souffrant de dédoublement vache de la personnalité. J’avais déjà subi d’un coin d’œil indifférent les attentats perpétrés par un cadavre en morceaux sur une brunette innocente et glapissante et je m’apprêtais à signaler à l’Infatigable que la vitrine de cordel de Natura Brasil c’était du boni par rapport à l’expo signalée à la Cité U quand mon attention a été soudain attirée par ce qui se passait dans l’asile. Inutile de vous dire qu’en ces lieux les fantasmes se confondent avec la réalité et que tous les psychiatres sont givrés comme des mikos. Le Dr Byron, interprété par Herbert Lom, ce comédien qui campe le désopilant partenaire du non moins drôle Peter Sellers dans les aventures de la Panthère rose, n’échappe pas à la règle. Non content cependant de grincer des dents et de s’exorbiter les mirettes, le Dr Byron -vous allez voir que je reviens à nos moutons bruts- fabrique des poupées-robots qu’il range dans une armoire de sa cellule. Par la force de sa concentration, son esprit parvient à intégrer le corps de ses créatures qui en profitent pour passer à l’acte. L’une d’elles, à son effigie, finira écrasée à coups de talons, non sans avoir réussi au préalable à supprimer l’un des ex-confrères du Dr Byron.

22:35 Publié dans Ecrans | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | Pin it! |

Re-Voynich

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Chers commenteurs et commenteuses,
le Code Voynich vous incite à l’exigence à l’égard de votre petite âme errante, on dirait ! Tant mieux. Je conseille à Anya de se rendre sur le site de la Beinecke Rare Book Library (digital images on line). Au réactif J.S., ce petit mot pour lui dire que je suis d’accord avec lui sur La Règle de 4. Bravo à lui de porter un jugement littéraire à ce propos. Dire qu’on aime pas (ou qu’on aime) un livre, ça veut pas dire qu’on méprise ses lecteurs. Au contraire, c’est une invitation à remuer ensemble nos petites cellules grises dans nos petits cerveaux (lents, en ce qui me concerne).
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Je me méfie des lectures dirigées, des audio-guides, des mêmes produits que tout le monde consomme au même moment parce que le marché en a décidé ainsi. Pour y parvenir, celui-ci voudrait nous convaincre que le moindre avis de notre part est aussi choquant que de roter à table. Ravage de la "political correctness" ! «Sans liberté de penser, il n’est pas d’éloge flatteur» dit très bien la manchette du Figaro. Cette liberté là est trop importante pour être laissée aux spécialistes. Voilà pourquoi, cher ou chère Lyso, Animula est ravie d’avoir coiffé au poteau le Père Ruquier, ravie surtout de votre conclusion qu’elle fait sienne : «à méditer…».


09:05 Publié dans De vous zamoi, Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | Pin it! |