« lun. 09 avril - dim. 15 avril | Page d'accueil
| lun. 23 avril - dim. 29 avril »
22.04.2007
Gironella pousse le bouchon
Je vous dis pas la lumière sur Lyon, vendredi dernier ! On se serait cru dans le tableau d’un paysagiste italien.
J’ai pas eu le temps de voir le jardin de Rosa Mir mais celui d’attraper un coup de soleil entre Saône et Rhône en me rendant place Gailleton à la
Galerie Dettinger-Mayer pour les derniers feux de l’expo Nuvish, un dessinateur pas brut mais tout de même bien troublant.
Dans le tégévé de retour, je lis ce poème de Joaquim Vicens Gironella et comme je suis très snobe, je le lis dans sa langue, vous en faisant profiter illico :
cantaba la libertad,
cantaba los finos amores,
las fiestas, todo lo que da »
in Le Génie du liège
(Les Friches de l’Art, 1994)
Gironella, vous vous souvenez, c’est cet ouvrier bouchonnier catalan que Dubuffet a repéré quand il était encore marchand de pinard. A l’époque les bouteilles de jaja n’étaient pas closes par une saloperie de morceau de résine synthétique qui refuse de rentrer dans le goulot une fois ôté. Les flacons où l’on puisait l’ivresse étaient agrémentés d’honnêtes bouchons de vrai liège.
A force de se servir de ce matériau, Gironella s’était mis à réaliser des sculptures et des tableaux en liège que Dubuffet exposa et préfaça en 1948. L’anguille sous la roche –car vous vous doutez bien qu’il y en a une et que je vous parle pas de Giro pour des prunes– c’est qu’Objet Trouvé consacre sa prochaine expo à ce créateur des aurores brutes.
Plutôt que de vous répéter ce que vous trouverez tous seuls sur le site de cette galerie et puisque Gironella est aussi l’auteur de gravures, je préfère vous abreuver de quelques images provenant de publications pas courantes du tout parce qu’à tirages très limités.
Par exemple : Lièges et poésies, recueil de Gironella préfacé par Patrick Stefanetto (Alain Sanchez, 1976) et le somptueux recueil de poèmes en catalan : Exaltacio del Suro I dels Tapers imprimé sur feuilles de liège (!) en 1990 à Perpignan pour Llibres del Trabucaire.
23:55 Publié dans Ecrits, Expos, Images, Sites et jardins | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Joaquim Vicens Gironella, Jardin de Rosa Mir, art brut |
|
Imprimer | |
|
19.04.2007
Votez fou !
Votez fou ! qu’il s’appelle et il ne s’agit (quel repos!) ni de Spirou, ni de Chabichette, ni du Neuneu, ni du Bouffon, encore moins de la Peste et du Choléraciste.
Non, l’auteur a eu la bonne idée de réunir tous les «candidats bizarres, utopistes, mystiques, marginaux, farceurs et farfelus» qui se sont illustrés de 1848 à nos jours. C’est aux Editions Horay et c’est paru en février 2007.
01:55 Publié dans Ecrits, Jadis et naguère, Poésie naturelle | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Fulmen Cotton, Rogues de Fursac, art brut |
|
Imprimer | |
|
16.04.2007
Des expos à la pelle
Si vous en avez plein le dos de Cheval, votre petite âme errante, qui est une mère pour vous, peut vous driver sur une foultitude de nouvelles expos dont elle n’aura jamais le temps de parler sérieusement mais qui méritent mention.
En ces périodes électorâles la Fâme se porte bien. A la Galerie Brissot et Linz, dans les bô quartiers (48, rue de Verneuil Paris 7e) et jusqu’au 21 avril 2007, on nous promet «trois femmes pour ouvrir un point de vue singulier sur le monde…».
Je connais le travail de l’une d’elle, Sandra Martagex, qui il y a une dizaine d’années s’était fait remarquer comme un(e) jeune peintre prometteur avant de se faire plus discrète après la naissance d’un bébé. Elle travaille toujours «ce qui se fluidifie, ce qui coule dans le corps» (je cite le carton) et c’est une bonne surprise de la retrouver.
Au Musée de Sérignan (34410), j’aurais bien aimé voir Dado rencontrer Dubuffet. Tu parles d’un match ! Hélas, il s’est terminé le 15 avril. Vérifiez, y’a peut-être un catalogue.
Pour ceux qui ont des RTT de rab, la foire de Bruxelles est tout indiquée (20-23 avril 2007, vernissage le 19).
Vous y retrouverez par exemple, sur le stand de la Galerie Andrew Edlin (of New York) de vieilles connaissances (Henry Darger) et des découvertes comme Charles Steffen qui dessine d’étranges créatures reptiliennes sur de longs papiers bruns. «His highly original figures are characterized by curiously caricatured features including large, bulbous eyeballs, thick, gnarled fingers, and skin scored with deep creases and squared off with reptilian-like scales».
Puisqu’on vous le dit !
Propulsez-vous encore, si le cœur vous en dit, au MIAM de Sète pour 1000 pavois ?
Pas de panique, c’est jusqu’au 3 juin.
Puis mes penchants aristocritiques vous enverront voir si j’y suis au Château du Tremblay à Fontenoy en Bourgogne (89520) pour Créateurs singuliers (je sais, le Centre Régional d’Art Contemporain aurait pu trouver mieux comme titre) si vous aimez (entre autres) Jean Linard, Pascal Verbena et Simone Le Carré-Galimard.
01:00 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Charles Steffen, Simone Le Carré Galimard, art brut |
|
Imprimer | |
|


















