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10.07.2010
Un Romain migrateur : Davide Cicolani
Davide Cicolani. Il est arrivé à la Halle Saint-Pierre avec une petite valise à la main et dedans il y avait des cartes routières sur lesquelles il réalise ses œuvres. 
Une fois dépliées, ces grandes compositions aux encres noires et de couleurs sont montées à l’assaut des murs blancs de la galerie qui sert de toile de fond à la bourdonnante cafète du musée.
Paris est une ville formidable qui attire, malgré son mauvais caractère, des lascars comme Davide : ex-gibier d’hosto, ex-ouvrier d’usine, créateur-né. Une ville en forme de cœur gros-comme-ça que ce Romain migrateur cible ici jusqu’au 31 juillet 2010 dans un labyrinthe hypergraphique où elle apparaît en réserve.
Cicolani, avec les cartes, se rit des plis et des orientations. Avec les cartes, il a trouvé le support idéal, approprié à ses dérives de squat en squat. Elles lui permettent, par leur format en accordéon, d’emporter des «églises» entières dans ses bagages. Certaines de ses peintures, par leurs cloisonnés et la densité –pourtant transparente– de leurs tons feraient en effet d’épatants vitraux! N’était leur laïcité foncière!
Davide Cicolani flirte d’ailleurs sans le vouloir (ou en le voulant ?) avec des souvenirs de Filiger et de Gauguin tandis que son sens de la composition et sa virtuosité décorative dans le maniement du pinceau le rapprochent des chinoiseries et/ou du Japonisme.
Pas mal, pas mal, foi d’Animula.
Même si je préfère ces labourages de signes de tous poils où Davide passe de l’écriture à l’inscription, saute du morceau cerné informel aux visages figurés. Le tout en passant par une déclinaison de gammes allant du plus ou moins sombre. Comme quand un rayon de soleil éclaire un verre en cri, un verre en cri, un verre en cristal de Bohême.
Au moment où je vous écris c’est pas les rayons qui font défaut. Heureusement, la Sainte Halle est climatisée, ce qui est appréciable en ces temps de canicule.
Alors, au lieu de piquer une crise sur votre carte Michelin que vous n’arrivez jamais à replier, allez voir l’expo de Davide Cicolani avant de passer au GPS.
Ne serait-ce que parce que ce peintre de tempérament a une façon à lui très spéciale de tenir sa vie dans les plis, entre l’art brut et l’art d’œuvrer avec les références de la culture dans son jeu (ou dans sa valise).
17:28 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (2) |
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07.07.2010
Notes d’art brut
Turin, Monaco. Ce coup-ci rien que des notes. Vu que je suis allée courir les routes morvandelles en pleine canicule. Des notes qui font penser au Sud, cher à Nino Ferrer, au «Sehnsucht nach Italien» du tonton Goethe. Des notes? Même pas. De purs griffonnages. Style:«signaler aux Animuliens» ou «pas oublier de leur dire». J’en ai des masses dans mes carnets et quand je n’ai pas de carnet ou de clavounet à ma dispo, c’est sur mes doigts que les écris. Ephémères tatouages, henné improvisé.
Aujourd’hui, j’en choisis deux. «Très intéressant» ai-je ponctué sur mon index gauche devant cette info cueillie sur le blogue de Dominique Leglu : l’entrebaillement du Museo di antropologia ed etnografia de Turin.
Prochaine visite : mercredi 7 juillet 2010, même tard (17 h 30 jusqu’à 23 h 30). Si vous passez par là ou si vous êtes turinois (plus commode). Possibilité de visite ensuite sur RDV.

Je crois bien avoir déjà vu quelque part, mais où ? l’extraordinaire dentelle d’os sur lequel Madame Leglu insiste. L’œuvre du carabinier Francesco Toris. Le Nouveau monde, c’est son nom et c’est tout à fait carabiné en effet.

Autre remarque marginale dans un de mes petits «chiffonniers» (j’appelle comme ça mes agendas), ce lapidaire: «avec Berst». What does that means? Et bien ça veut pas dire : «Tous avec Berst» mais ça pointe sur un flash-actu du blogue de Monsieur Daniel Boeri
(aux belles moustaches en pointes) qui nous apprend que le dynamique galeriste parisien, ne s’accordant décidément aucun repos, abritera pour l’été un bon petit paquet de son stock dans un Entrepôt snobissimement situé à Monaco, «capitale estivale de l’Art brut».

Apprenant cela je me suis jetée éperdument dans les bras de mon chéri pour un mambo de Monaco (Monaco co-co, Monaco co-co) qu’aurait pu imaginer Nino Ferrer si Aimé Barelli ne l’avait pas fait.

01:36 Publié dans Expos, Miscellanées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art brut, francesco toris |
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