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18.07.2010
La galerie Impaire passe et manque
La galerie Impaire part. Elle quitte, sniff, sniff, la rue de Lancry. C’était hier, son dernier jour à cette adresse.
Et encore du monde en ce dimanche 18 juillet 2010 pour cet ultime accrochage dont je retiens cet agneau (lamb) bleu sur fond vert vibrionnaire (une gravure de Kim Clark) qui avait l’air un peu étonné de l’événement.
Encore du monde mais personne d’autre que cette bonne vieille Animula pour mettre à chaud la main au clavier et souhaiter une bonne continuation à Gaëla Fernandez qui officiait, comme si de rien n’était, avec son sourire coutumier.
J’ai flashé mélancoliquement sur les deux oiseaux aux cous serpentins de Marion Boiton
et sur les profils de Janus de Dinah Bustillos. L’un regardant le passé et l’autre l’avenir.
J’ai emporté un petit souvenir sous forme d’un miroir schizoïde avec un encadrement billes colorées/vaisselle cassée à la Gaudi : une réalisation de Jackie Frank. Hi Jackie I hope you read!
J’ai photographié une dernière fois le bureau encombré d’œuvres de ce lieu d’exposition qui, deux ans durant, aura été un trait d’union entre Paris et la Californie du Creative Growth Art Center. Notez bien la bouteille d’eau près du micro. Elle témoigne du temps radieux qui régnait ce jour-là.
A partir de maintenant, la Galerie Impaire devient nomade (a wall-less gallery). Elle projette 2 ou 3 expositions par an dans des lieux européens divers. Si j’ai bien compris, dès la rentrée, on devrait la retrouver du côté de Liège, chez nos amis belges.
20:53 Publié dans De vous zamoi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art brut, galerie impaire, creative growth art center, kim clark, marion boiton, dinah bustillos |
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14.07.2010
Bras d’or et Pénitents noirs, 11e biennale d'Aubagne

La Biennale d’art singulier d’Aubagne, je ne sais pas par quel bout la prendre.
Je suis tombée dessus en rêvant sur les édifices en cagettes blancs de Sylvain Corentin qu’on peut surprendre au travail dans cette vidéo ici.
Mais Sylvain Corentin qui a été l’assistant de Bernard Belluc porte le dossart de l’art modeste
(ce qui n’est pas mal du tout, surtout dans son cas) et moi je roule d’abord pour l’art brut.
J’ai donc bravement gravi la liste interminable des exposants à ce 11e festival international qui ne nécessite pas moins de deux lieux pour se déployer du 31 juillet au 29 août 2010. L’un à la Chapelle des Pénitents Noirs, l’autre à l’Espace Bras d’Or.
Le premier accueillera la perfo-anim-installation d’Alex O’Neal, un artiste américain dont je ne connais que cette image.
L’autre, la sélection de cette année qui réunit une soixantaine de cas sous la houlette de l’entreprenante Danielle Jacqui. Difficile de s’y retrouver dans cette profusion de talents divers et inégaux. D’autant que les visuels ne sont pas toujours au rendez-vous dans les liens de la copieuse liste. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça manque de lisibilité. C’est au lecteur d’apporter son manger… Il risque de se décourager.
Votre petite âme errante, elle, a décidé de s’accrocher. S’accrocher au regard perçant et vide qui vous hypnotise dans le bandeau du site de la Biennale. Ce regard c’est celui d’un portrait émacié de Rosaria Cannonito, une créatrice sicilienne, née à Palerme, dont je ne résiste pas à vous soumettre quelques troublantes images. Cette Donna in abito verde au corps en entonnoir, par exemple
Ce Fantasma dont on vient de manger un morceau.
Ce S. Giuseppe con il bambino Gesù en voie d’auto-effacement progressif
Qu’ajouter à cela sinon cette Elisabetta d’Inghilterra qui réinterprète à elle seule tout l’art du portrait italien renaissant et baroque?
Ou bien cet informel Sole rosso après quoi il n’y a plus rien à dire
12:06 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rosaria cannonito, art brut, biennale d'art singulier, aubagne |
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