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05.12.2010
La galerie Rizomi présente Superfici d’istanti, sa 1e expo
Giuseppe Barocchi, c’est un nom que votre petite âme errante vous a déjà glissé dans le tuyau de l’oreille le 19 septembre 2010 au détour de son post intitulé : L’art brut en lamé. Ceux qui ont aimé l’image de son travail que j’ai donnée alors retrouveront avec plaisir les 5 reproductions qui figurent sur le site d’une nouvelle galerie turinoise du nom de Rizomi.
Ces «rhizomes» sont porteurs d’un chapelet de 25 créateurs que vous pouvez égrener en cliquant sur la rubrique «artisti» (ou «artists» si vous avez choisi la version in english).
Rizomi qui se consacre (grosso modo) à l’art brut a monté une exposition qui se terminera avec l’année 2010.
Vous avez donc jusqu’au 31 décembre pour retrouver Donald Mitchell et Paul Duhem ou découvrir Gianlucca Pirotta, un garçon de 29 ans, né à Palerme en Sicile. Il a grandi en Emilie Romagne et s’est abstenu d’apprendre à lire.
Depuis 1999, il fréquente un atelier de Carpi, ville de la province de Modène. Une véritable passion pour le dessin s’étant fait jour chez lui. Un réseau de filets encrecroisés comme les cordages d’un navire, délimitant de petites cases comme les fenêtres d’un immeuble, forment la trame de ses compositions.
A les considérer, on se dit qu’il faudra avoir à l’œil l'activité de cette galerie qui occupera sans doute un terrain jusqu'alors laissé vacant en Italie.
Internationale jusqu’au bout des ongles et de tendance Animulitalienne, votre petite âme errante ne vous lâche pas sans vous coller le nez sur l’annonce d’un cycle de rencontres sur l’expression artistique dans la détresse mentale (sull’espressione artistica nel disagio mentale).
Sous le titre générique de Entro i muri oltre i margini (Entre les murs au delà des marges), seront abordés 5 thèmes à la Bibliothèque de la Santé Mentale et des Sciences humaines à Bologne.. Vous avez déjà loupé une séquence qui traitait des travaux artistiques réalisés par les patients de l’ex-hôpital psychiatrique Roncati. Mais vous pouvez vous rattraper le 16 décembre 2010 (Histoire et questions critiques de l’art irrégulier) et en janvier 2011, par exemple le 20, avec L’œuvre graphique de Ferdinando Vigano (1851-1904), patient de l’asile d’aliénés de Reggio Emilia.
Au micro : Marta Cannoni.
21:01 Publié dans Ailleurs, art brut, Expos, Parlotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : galleria rizomi, art brut, giuseppe barocchi, gianlucca pirotta, ferdinando vigano |
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04.12.2010
Augustin Lesage inspire Max Hattler
Que ferait le genre humain sans l’internationale? L’internationale des Animuliens s’entend. De Suisse, l’un d’eux me branche sur le travail de Max Hattler avec ce commentaire pour le moins laconique : «assez étonnant». Jugez-en vous même! Moi, c’est vachement envoûtant, que j’aurais tendance à dire devant les films expérimentaux de ce media-artiste allemand. Deux d’entre eux, intitulés 1923 Aka Heaven et 1925 Aka Hell, s’inspirent d’une œuvre du peintre Augustin Lesage, mineur de son premier état et créateur d’art brut majeur devant l’éternel.
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Dans le genre imagerie techno, ces animations en boucle sont belles à tomber avec leurs brassages de motifs fluos toujours renouvelés, non? Surtout ce qui me frappe c’est que Max Hattler ne joue pas les prédateurs. S’il emprunte à Lesage c’est pour lui restituer. Son activité d’artiste visuel sur l’espace, le mouvement, l’abstraction et la fusion des formes, prolonge (et accomplit dans une certaine direction) l’œuvre d’Augustin Lesage.
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Hattler en relaie donc le message symbolique pour le faire passer, sans le pasticher, le caricaturer ou l’affaiblir, sur le terrain de la culture du XXIe siècle, indissociable de l’électronique. Bel exemple, quand on y réfléchit, d’un possible dialogue entre art brut et culture contemporaine par le truchement d’une transformation esthétique véritable.
On est là aux antipodes des tristes juxtapositions où de vivifiantes œuvres d’art brut sont (par contresens déguisé en modernité) mêlées à de moribondes pièces d’un art conceptuel en déclin au seul avantage de ce dernier. Attention, si vous êtes sensibles aux effets stroboscopiques, consommez les films de Max Hattler avec modération car ils ont un pouvoir hypnotique
23:22 Publié dans art brut, Ecrans | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : augustin lesage, max hattler |
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29.11.2010
Bulletin, Tintamarre, Marabout, Bout de papier
Tout le monde les a eu entre les mains ces petits morceaux de poésie naturelle distribués à la sortie des métros dans les quartiers pas trop BCBG :
authentique sorcier détenteur de secrets
venus du fond des ages véritable
marabout une main
tendue à tous les désespérés celui qui saura quelque
soit le problèmes vous apportera une solution
tous vos Problèmes sur N’importe quel domaines Venez
le Consultez ou téléphonez il parle Parfaitement Français
il aiderez Travail Amour durable et sincère Affection
Heureusement que je viens d’arriver d’Afrique Médium
Africain je Travaille n’importe quelle difficultés même si
Vous avez du mal qui circule dans votre corps
Résout tous les problèmes sans exception
Défaillances mentales et sexuelles renforcement de
La clientèle chance amour, protextion contre
Les accidents réussites.
Aujourd’hui, la langue employée sur ces petits bristols imprimés a tendance à être plus disciplinée, la ponctuation est apparue et les robots-correcteurs réduisent les savoureux écarts orthographiques.
Subsiste encore un certain bonheur du coq-à-l’âne qui fait qu’on hésite à les jeter. Et puis ça sert à marquer la page de son polar quand on arrive à la station Stalingrad! Depuis des décennies que mon daddy les accumule dans une boîte de havanes, je n’ai vu personne en faire grand cas.
Du moins sur le papier : je ne me suis pas lancée dans une grande enquête sur le web. A peine si, aux alentours de 1997, il s’est trouvé une Agence conseil en communication pour s’en inspirer (avec un esprit qui dénotait une certaine fréquentation de Dubuffet) et donner des «preuves fatales» de son savoir-faire.
Aussi suis-je bien aise de vous signaler l’article de Joël Gayraud qui vient de paraître dans le n°16 (octobre 2010) de la revue Empreintes. D’abord parce qu’il est bien écrit et qu’il cite beaucoup et puis parce qu’il a le mérite d’envisager le phénomène dans son parcours historique.
Joël Gayraud, qui ne se considère pas comme un collectionneur, s’est intéressé à ces messages de voyants depuis le printemps 1977. Sans forcer les choses, «par une simple collecte passive dictée par la curiosité», il a réuni plus de 2000 flyers maraboutiques, tous différents. Joli corpus pour une littérature à première vue si éphémère. Cerise sur le gâteau, l’article porte un titre clair et pas ronflant : Cartes de marabouts, une collection d’art populaire.
La revue Empreintes habite au 102 bd de la Villette à Paris 19e.
08:18 Publié dans Ecrits, Poésie naturelle, VU SUR ANIMULA | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : joël gayraud, marabout, revue empreintes |
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