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19.11.2005
Causettes au coin de l'art brut
Avis aux amateurs de parlotes.
Mon chéri a beau s’impatienter : «toi, avec ton blogue !», il faut quand même que je vous dise, c’est fou ce qu’on parle autour de l’art brut, ces temps-ci. Rien que dans le mois qui vient, on va dépenser des litres de salive dans des rencontres, colloques, journées d’étude et autres symposium.
Aujourd’hui en Belgique, au Museum du Dr Guislain de Gand : Outsiders and art : fascination and inspiration (je l’écris en anglais pour fâcher ni nos amis Wallons, ni nos amis Flamands).
Samedi 26 et dimanche 27 novembre à la Maison des cultures du monde à Paris : colloque Re-garder la folie. Il y aura du beau monde : Jean-Pierre Klein, Sapho, Martine Lusardy, Béatrice Steiner (que fait cette lacanienne dans une manif organisée par des jungiens ?), Barbara Safarova, Michel Cazenave. Et des spécialistes comme Laurent Danchin, agrégé de lettres qui tirera «les leçons de l’art brut». Les mânes de Dubuffet, Breton, Artaud, Nietzsche et Michaux seront convoquées ainsi que celles d’Unica Zürn.
Bon, maintenant je vous laisse parce que l’homme de ma vie est au bord de la crise de nerfs et que je dois encore me mettre du gras de baleine sur les lèvres avant de sortir.
14:35 Publié dans Parlotes | Lien permanent | Commentaires (1) |
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Burnat-Provins, La revenante
La Suisse est pleine de villages assoupis où flotte une odeur de foin sec et où de vieux hommes sages boivent sans se presser un verre de vin blanc frais à l’auberge.
A Gingins, l’un de ces villages, je me souviens d’avoir vu, il y a 2 ans, une belle expo sur Marguerite Burnat-Provins : De l’Art nouveau à l’art hallucinatoire. Burnat-Provins, c’est cette artiste dont Dubuffet a failli mettre les dessins dans sa collec d’art brut avant de s’apercevoir que leur auteur était une pro de l’art, appartenant au cercle des peintres valaisans. Deux coups de tonnerre dans sa vie.
L’un à 34 ans, en 1906, quand elle tombe raide amoureuse d’un jeune homme, sans souci de sa réputation, ni de son mari, un notable de Vevey. L’autre le 2 août 1914, dans l’Ariège, où au premier coup de tocsin de la mobilisation débutent ses hallucinations.
De ses visions fantastiques, qu’elle transpose rapidement à l’aquarelle, naîtra un cycle de portraits plutôt zarbis qui fichent la trouille mais qui sont plutôt beaux.
Marguerite Burnat-Provins nous revient aujourd’hui grâce aux Editions Zoé à Carrouge-Genève. Ces Zoé-là ont la bonne idée de publier un joli bouquin réunissant une nouvelle et un récit de voyage de M.B.-P. qui était aussi écrivain.
C’est mince, élégant, pas cher, bien imprimé sous couverture avec autoportrait de la Marguerite. Dans le format des Editions Mille et une nuits mais sur meilleur papier. Le volume s’intitule : Une nuit chez les Aïssaouas, mais je vous recommande surtout la nouvelle La Revenante. Catherine Dubuis, dans sa postface, souligne le charme de l’écriture décadente. On y sent affleurer, derrière les éléments autobiographiques, une étrangeté qui prouve combien les deux facettes de la personnalité artistique de M. B.-P. communiquent. Démenti à ceux qui pensent qu’il est facile de trier dans son œuvre ce qui appartient à la culture de l’Art nouveau et ce qui tend irrésistiblement vers l’art brut.
14:10 Publié dans Lectures, VU SUR ANIMULA | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marguerite burnat-provins, art brut |
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14.11.2005
De l'art pour les "scolaires"
23:55 Publié dans Nos amies les bêtes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : art brut |
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