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17.12.2006
Les jardins de l'art brut de Décimo
De retour d’Aix-en-Provence où les gens se traitent de «canaillous» à tout bout de champ, j’ai retrouvé ma petite classe animulienne laissée sous la garde de super-nounou qui m’a dit que «dans l’ensemble ça allait malgré une tendance à la dissipation dans la cour des garçons». Ceux-ci ne s’étonneront pas si je siffle la fin de la récré.
Au petit Christian qui me conseille d’adopter M. Montpied, je répondrai qu’après avoir étudié sa proposition j’ai préféré la décliner, ce Bruno là étant trop dans le genre surdoué un peu caillera. Son scoop est un tuyau crevé. Cela fait plus d’un mois que l’aimable M. Paul Derieux (qui dirige la Librairie Gallimard) fait des pieds et des mains pour me trouver le livre de Marc Decimo, sans succès.
Mieux aurait valu attendre sa parution pour en parler. Sortir sa trompette 2 mois avant ne peut servir que le trompettiste. Mais qui se soucie des auteurs ?
Je me demande même si l’énumération, par Christian Berst (pour en revenir à lui) des impressionnants états de service de M. Laurent Danchin ne risque pas finalement de nuire à ce «spécialiste de l’art brut ET singulier» (c’est moi qui souligne). On dirait, ma parole, qu’il a besoin d’être soutenu! ![]()
Ceci dit, votre petite âme errante observe des tendances encourageantes. Choco BM sait maintenant surfer sur la toile pour dénicher des infos, Christian de la Bastille-abolie concède sa déception devant la table ronde de la Sainte-Halle
qui a servi à l’évocation des fantômes du bon vieux temps où l’on mélangeait sans états d’âme art brut et singulière compagnie.
Lui faire remarquer que c’était prévisible serait immodeste. Je préfère tendre la main avec lui à ces «nouvelles énergies» dont il parle.
A ce propos, je me demande si l’évocation des «20 ans» et des «30 ans», dont il fait état, est de nature à galvaniser les nouvelles générations. Ce n’est pas avec des refrains new-age du genre de la dernière phrase de la «p’tite compil» :
«(…) cette leçon fondamentale de l’art brut : qu’il y a toujours quelque chose de sacré dans l’acte de création.» qu’on va réconcilier les «djeunes» avec la génération Baba-cool. Ils ont tendance à trouver que celle-ci tient beaucoup de place et ils n’ont peut-être pas tort.
Ce que j’aime dans l’art brut c’est qu’il ne donne pas de leçon, même aux profs. Alors j’arrête de faire la mauvaise mère et je vous dis : «bisous et à plus, mes petits canaillous».
19:55 Publié dans De vous zamoi, In memoriam, Parlotes | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : art brut |
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14.12.2006
Quizz de Noël
Pour détendre un peu l’atmosphère alourdie par les controverses gallimardeuses,
un petit jeu.
00:10 Publié dans De vous zamoi, Jeux et ris | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : Antonin Artaud |
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11.12.2006
Du côté du Salon d’automne
Telle que vous me voyez, je viens de me faire le salon d’automne !
Vous allez me dire que je suis maso mais ça vaut le coup parfois d’aller enquêter «du
côté d’ailleurs» (comme dirait Pierre Dac dont mon chéri vient de m’offrir l’intégrale en 8 CD). C’est vrai qu’à force de consommer de l’art brut, on en oublierait presque que ça existe l’honnête peinture, tout ce qu’il y a de plus dépourvu d’invention.
Je me suis donc gavée de kilomètres de pseudos Picasso, de clones de Mondrian, de Paul Klee, de Klasen ou de Christophorou, sans oublier les émules de De Stijl, du cubisme et de l’abstraction géométrique. Tous ces tableaux, bien peints à-la-manière-de, bien éclairés et parfaitement présentés dans un Palais des Congrès Est de Montreuil hyper clean (métro Robespierre, jusqu’au 17 décembre).
Avec toute cette diversité, je plains le gars qui a fait l’accrochage. J’ai admiré l’humour avec lequel il a installé une hyper-réaliste scène de nudisme devant la vitrine des sandwiches.
Qu’allait faire Animula dans cette galère?, vous direz-vous. Accompagner des cousins de province très gentils, pardi. Comme elle s’ennuyait un peu, elle a fureté un peu partout et découvert 2 ou 3 choses dignes d’intérêt quand même, sur les bords.
Une vidéo un peu dure sur le peintre Rustin réalisée par Charles Bedu, Sainte-Anne la folie qui confronte le spectateur avec une personne au destin tragique ayant servi de «modèle» à l’artiste.
Une installation de «bébés domestiques» en résine (mâtinés bouledogues mélancoliques) due à une certaine Prune, réflexion efficace sur l’hybridité et la frontière entre l’homme et l’animal.
Enfin pour en revenir ou s’approcher, de ma monomanie de prédilection, les photos de Romuald Abel (Report Art Photographiste) qui révèle une série d’abris de fortune et témoigne de la créativité populaire sans cesse résurgente des deshérités de notre temps, nomades par force parce toujours poussés loin des yeux des gens ordinaires par les maîtres-chiens.
22:50 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (11) |
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