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13.06.2010
Covoiturages bruts
Avalanches brutes et/ou de la famille brute au rayon expositions. On voit que l'été approche.
Je rêve de co-voiturage, je pose des congés, je jongle avec les horaires de la SNCF. Je fais ma Petite Jehanne de France et mon chéri-que-j'ai son Blaise Cendrars.
J'écarquille les yeux sur la carte de l'Hexagone comme si c'était l'itinéraire du Transsibérien. Je m'autoprépare, j'ai des voyants qui s'allument dans la tête : Vendée, Lozère, Allier, Bordelais ... Je trace des lignes imaginaires qui passent par Les Sables d'Olonne, Lapalisse, Bègles, Saint-Alban-sur-Limagnole.
C. comme classique, É. comme émeraude, c'est l'expo C. comme calligrammes au Musée de l'Abbaye de Sainte-Croix des Sables jusqu'au 7 novembre 2010.
Chaissac a 100 ans cette année car il est toujours vivant dans nos cœurs. Epaulé par des collections privées, le MASC nous sort pour l'occasion des dessins écriturés tendance calligrammes.
Malgré les commentaires un peu dissuasifs du dossier de presse qui attire votre attention sur les possibilités d'hébergement restreintes, précipitez-vous (au moins par la pensée) aux 25e Rencontres de St-Alban (Sent Auban) les 18 et 19 juin 2010. Au programme, en accompagnement des savants bla-bla, un laïus de Christophe Boulanger sur Jayet, l'Aimable boucher
et dans le fond de la cour une expo sur l'art brut polonais (bon sang, je voudrais bien voir ça).
Si L'Art en Marche n'existait pas, il faudrait sans doute l'inventer.
Qu'on me pardonne cette évidence puisque je vous emmène maintenant à Lapalisse où vous avez jusqu'au 30 septembre 2010 pour traîner vos tongs dans l'expo sur La Tinaia organisée avec la Susi Brunner Galerie de Zurich.
Marco Raugei - La Tinaia
Ceux qui, comme moi, l'ont vue dans le cellier de Clairvaux à Dijon pendant la Biennale de l'Asso Itinéraires Singuliers (voir mon post L'Echo des Colloques du 9 mars 2010) y retourneront avec plaisir parce qu'elle vaut le détour et même le retour.
Claudio Ulivieri - La Tinaia
Même si Luis Marcel en fait un peu trop en la qualifiant d'«événement d'envergure internationale». Mais c'est dans la nature donquichottesque (ou sancho-pancesque) de ce pittoresque personnage qui cette fois-ci ne se contente pas de provocations et nous offre de quoi nous attirer dans ses filets.
Enfin, car je sens que vous fatiguez, ne faites pas votre cure annuelle de grands Bordeaux sans faire étape à Bègles pour Un Autre Regard, l'exposition, la petite dernière de la Collection Création Franche (21 ans d'âge) qui, jusqu'au 5 septembre 2010, sera bourrée jusqu'à la gueule (11 salles sur 2 niveaux) de pionniers, de doteurs, de créateurs venus des 5 continents, de voyageurs, d'hommes du commun, de visionnaires, de tourmentés et j'en passe.
La présentation est aussi un peu hyperbolique. On leur pardonne (Ah ces Gascons !) parce qu'il y a du lourd. J'ai coché : Bonjour, Madge Gill, Lobanov, Gene Merrit, Duhem, Ratier, Robillard, Grünenwaldt, la bande à Gugging, Ted Gordon pour ne parler que de mon cœur de cible.
21:42 Publié dans Expos, Miscellanées, Vagabondages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art brut, gaston chaissac, aimable jayet, la tinaïa, création franche, art en marche, marco raugei, claudio ulivieri, les sables d'olonne, bègles, lapalisse, st alban |
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07.06.2010
Loïc Lucas, brodeur du vivant
Un catalogue accompagne l'exposition Loïc Lucas, la petite dernière de la Galerie Christian Berst qui se tiendra à Paris, 24 rue de Charenton, du 11 juin au 17 juillet 2010. Et sur ce catalogue on voit le visage de ce «brodeur du vivant» à côté d'une de ses œuvres.
En avant-première au vernissage qui aura lieu le jeudi 10 juin 2010 de 18 à 21 h (6-9 P.M.), votre petite âme errante, pourtant si peu finaude, s'est procuré quelques images inédites de l'artiste dans son atelier, de sa table de couleurs avec un dessin inachevé, de sa boîte aux lettres.
Le voici perplexe devant un encadrement récalcitrant, affairé avec son épouse Stéphanie qui est également peintre et dont on aperçoit une œuvre sur le mur jaune. Un éclairage à la Vermeer! J'en suis assez contente! J'espère qu'il contribuera à créer de la proximité avec ce peintre de la vibration vitale, de la translucidité organique et de la lumière perlée.
Fasse que cet éclairage ajoute encore à la curiosité déjà vive qui se manifeste autour de la révélation que Loïc Lucas incarne! Et que les amateurs lui tombent dessus comme des mouches sur le miel! Là où il sont, Loïc et Stéphanie, c'est super-mignon et les voisines déposent des gâteaux devant leur porte pour les remercier d'exister et d'aller peinturant si bravement comme ils le font.
Chez Christian Berst aussi c'est super-mignon et je gage que les gâteaux ne manqueront pas non plus dans les assiettes à dessert pour célébrer jeudi prochain le travail impressionnant, radical et nécessaire de Loïc Lucas, cet ancien postier qui fut aussi croque-mort, ce peintre d'aujourd'hui qui fouille les abstractions jusqu'à l'os.
A jeudi.
00:05 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : loïc lucas, galerie christian berst |
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