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09.10.2010
Weltenwandler : L’art des outsiders à Francfort
Restons en Europe. Si d’aventure vos petits pieds mignons vous entraînaient maintenant vers l’Allemagne, je vous conseillerais de vous arrêter dans la bonne ville de Frankfurt. Non pas pour les saucisses (je vous sens portés à rire après toutes ces histoires de quenelles) mais pour l’expo de la Schirn.
La Schirn c’est en accéléré la Schirn Kunsthalle. Beaucoup de personnes aiment la Schirn sur Facebooket les expos de cette grande maison se font remarquer vachement beaucoup sur le plan germanique et international.
L’exposition Weltenwandler (World Transformers) de la Schirn m’a tout l’air d’être une expo d’art brut pur jus car il faudrait pas croire qu’il n’y en a plus. Elle durera jusqu’au 9 janvier 2011 et son sous-titrage Die Kunst der Outsider (The Art of the Outsiders) est sans équivoque.
On ne signale aucun caillou dans ses lentilles (les lentilles vont bien avec la saucisse). Aucun conceptuel rasoir répétant mornement le même motif dénué de sens parmi les «artistes extraordinaires au sens littéral du terme» qu’elle rassemble.
Rien que des vedettes de l’art brut comme Aloïse, Wölfli, Emery Blagdon
Oskar Voll(remarquable pensionnaire de la Collection Prinzhorn)
Birgit Ziegert (de l’Atelier Goldstein)
Karl Junker
George Widener, Henry Darger et Judith Scott (encore). D’autres aussi qui marchent avec. Consultez la liste sur e-flux. Rien que du bonheur! Et le topo en anglais qui cite Michel Foucault et Gilles Deleuze, sans avoir peur d’en déduire quelques évidences fondamentales : «the madman transgresses the boundaries of the bourgeois order» (il ne s’agit pas de Louise Bourgeois!).
23:46 Publié dans Ailleurs, art brut, Expos | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : art brut, schirn kunsthalle, emery blagdon, oskar voll, birgit ziegert, karl junker |
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07.10.2010
Judith et les boucliers
C’est de l’art brut et c’est en Europe. A Gugging en Autriche, haut lieu de cet art qui ne se nourrit que de lui-même. L’invitée d’honneur à partir du 6 octobre 2010 et jusqu’au 20 mars 2011 c’est la chère petite Judith Scott, magique encoconneuse devant l’éternel. Comme la mode est au mélange et que tous les musées vont se croire obligés de nous monter des expos composites, les sarcophages de fils laineux embobinant, à la sauce Judith, des objets dont on devine vaguement les formes sont ici appariés avec des boucliers de Nouvelle-Guinée.
«Judith Scott meets tribal art» qu’on nous dit. Pourquoi pas ? Cela vaut sans doute mieux que : «Judith Scott rencontre l’art conceptuel».
Même s’il est vrai que l’on a quand même du mal à saisir le rapport. Au cas où on s’imaginerait par exemple que le concept de protection réunirait les pelotes à la Judith et les boucliers de ces messieurs Papous, je crois qu’on se gourerait dans les grandes largeurs. Les objets de Judith Scott me paraissent autrement enveloppants. Si on l’avait laissé faire, elle se serait incorporé le monde. Ses créations artistiques sont de taille à tout bouffer, à vous avaler les spectateurs, ce qui n’est pas exactement le cas, il me semble, des boucliers nouveaux-guinéens qui fouettent aussi mais dans un tout autre registre.
00:03 Publié dans Ailleurs, Expos | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art brut, judith scott, gugging, art tribal, nouvelle zélande |
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05.10.2010
En direct du LAM
Encore une bêtise d’Animula.
Dans la série ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît, votre étourdie de petite âme errante a oublié d’attirer votre attention sur cette hénaurme et définitive déclaration de madame Véronique Petitjean, directrice de la communication du LaM, devant micros et caméras de Grand Lille TV le 27 septembre 2010 : «On est finalement le seul musée -d’où ce côté très très unique en fait, très spécifique aussi- qui présente désormais une collection d’art brut, en France, en Europe et même dans le monde, je crois.»
Avouez que cette petitejeannerie mérite de passer à la postérité!
La Bourgogne (Fabuloserie), l’Helvétie (Collection de l’art brut à Lausanne) et la Germanie (Sammlung Prinzhorn) vont sûrement l’aimer très fort.
Si tel n’était pas le cas, ces trois contrées pourraient toujours se cotiser pour offrir à la dircom du musée à 3 casquettes de Villeneuve d’Ascq de petits cours de rattrapage. Après tout, celle-ci n’a eu que 4 petites années (durée des travaux de rénovation et d’agrandissement) pour étudier ses petits dossiers.
22:25 Publié dans De vous zamoi, Ecrans, Nos amies les bêtes | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : art brut, lam, villeneuve d'ascq, la fabuloserie, collection prinzhorn, collection de l'art brut |
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