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05.08.2012

Coup d’œil américain à Belaye

On ne saurait suffire à tout. On ne saurait être partout. Et comme ma barque, ces temps derniers, ne s’est point échouée sur les jolies terres du sud-ouest, j’avais oublié (car étourdie je suis) Belaye, village médiéval du Quercy. Là pourtant, dans la salle du couvent, vous pouvez, jusqu’au 31 août 2012, aller vous rincer l’œil (fatigué de festivals, de visites de châteaux et de spectacles lyriques divers) avec une exposition d’art brut américain.

affiche art brut américain.jpg

L’affiche a du chien et je l’avais remarquée en son temps mais le moins qu’on puisse dire est que l’information n’abonde pas sur les sites touristiques et régionaux du coin. En plus, la visite a l’air assez confidentielle. Il faut impérativement bigophoner au 05.65.35.61.68 pour prendre RDV. Difficile dans ces conditions de se faire une idée. Heureusement le collectionneur qui, si j’ai bien compris, a fourni la matière de cette expo, Jean-Michel Chesné -pour ne pas le nommer- vient de poster sur son blogue une série d’images tout à fait convaincantes.

Qu’est-ce que vous attendez pour y aller, chers Animuliens vacanciers ?

14:45 Publié dans art brut, Expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art brut américain, jean-michel chesné | |  Imprimer | | Pin it! |

03.08.2012

« Terra incognita » em Lisboa

Madge Gill n’est pas seulement à Londres, Jean Perdrizet à Digne, Pascal Verbena  à Aix-en-Provence.

Retrouvez-les aussi à Lisbonne jusqu’au 23 septembre 2012 à la Fondation Arpad Szenes/Vieira da Silva en compagnie de plus de 70 créateurs et artistes triés sur deux volets : arte bruta et periferia.

catalogue arte bruta.jpg

Même si vous ne comprenez pas le portugalais, ça parle tout seul, n’est-ce-pas? cette expo Terra incognita. Et quand je vous aurais dit que sont estivalement montrées là les œuvres de la Collection Treger-Saint Silvestre et que le comissariado a été confié à Christian Berst vous aurez mordu le truc. Pour les relous, les distraits, les noyés dans le perroquet ou la tomate, j’ajouterai quand même que Richard Treger, jadis pianiste, a été un bout de temps galeriste rue Mazarine. En collaboration avec le sculpteur Antonio Saint Silvestre, d’origine portugaise aussi.

Feuilleter jusqu’à la moelle le catalogue de cette expo au titre latinisant est chose facile sur le site de la Galerie Berst, pourvu que vous soyez encore capable de vous infliger quelques clics après une nuit de pogo au Deleriumula, le club de la plage.

Mes lecteurs attentifs y retrouveront de vieilles connaissances comme ce Giovanni Bosco que j’ai eu l’honneur et la chance de révéler au monde de l’art brut sur mon blogue les 25 mai et 16 juin 2008. C’est un réel plaisir et une fierté perso de voir qu’il est entré aussi dans cette collection.

Giovanni Bosco

Même si l’angélique Simone Le Carré-Galimard n’a rien à voir avec l’éditeur de la rue Gaston-Gallimard, même si son nom ne prend ne prend pas deux L, même si elle n’est pas morte en 1966 comme l’indique à tort la notice du catalogue Terra incognita, je suis contente de la rencontrer là entre Carlo Zinelli et Fleury-Joseph Crépin. Je la voyais plutôt dans la partie périphérique mais, qu’il porte ou non le dossard de l’art brut, son assemblage au héron vert en plastique vaut le détour par Lisbonne.

Simone Le Carré-Galimard

Beaucoup de créateurs et d’artistes bien connus dans le landerneau brut figurent encore dans l’exposition lusitanienne. Et quelques uns moins souvent sur le devant de ma scène comme Joao Pé-Leve, Pavel Leonov, l’étonnant collagiste Jacques Deal (periferia)

Jacques Deal

Roy Wenzel, Karl Vondal, Oskar Voll, Henry Speller, Royal Robertson, Ergasto Monichon, Dusan Kusmic (arte bruta)

Dusan Kusmic

Dans l’ensemble, un très bon moment à passer par conséquent.

Un regret toutefois. Richard, Antonio, Arpad, Maria Elena et Christian étant plutôt du genre parisien de chez parisien, on aurait pu glisser un peu de français dans le catalogue, entre la version originale en portugais et l’inévitable traduction en anglais.

31.07.2012

Madge Gill entre au couvent

bob et pantacourts.jpgLes yeux se tournant vers Londres, je vois pas pourquoi votre petite âme errante en ferait pas de même. Moi aussi j’enfile mon bob, mon pantacourt et mes basquettes.

Moi aussi je bouffe des vitamines et du brumisateur.

Laura-Flessel.jpgMoi aussi j’adore Laura Flessel, grande judokate devant l’éternel coubertinesque, comme un drôlissime lapsus ministériel vient de nous la présenter.

Et ce n’est pas pour ça que je tire la gueule à mon petit dada habituel, loin de là! C’est que, à un jet de pierre (a stone’s throw) du grand machin olympique-circus, se déroule en ce moment et jusqu’au 16 août 2012 une jolie rétrospective Madge Gill, autre star avec Aloïse de cet art brut des origines, du temps où c’était Jean Dubuffet le sélectionneur.

madge_brochure.jpg

«Madge Gill au couvent» pourrait-on dire puisque c’est The Nunnery («at the heart of London’s artist quarter»), la puissance invitante de cette expo.

the-nunnery.png

Espace d’art contemporain situé dans le Bow, à l’est de la ville, pas très loin du Vicky Park et à 10 mn à pinces de Bow Road Station, le Nunnery (181 Bow Road) est plutôt chiche en repros.

Madge Gill

Son site ne nous donne qu’une image en couleurs alors que Madge Gill (qui dessinait quasi dans la noirceur) est une grande magicienne du black and white, façon damiers vertigineux.

Mais bon, vous pourrez pas dire que vous étiez pas prévenus si vous passez par là en allant jouer les pom-pom girls de nos porte-drapeau cocorico.

pom-pom-bleu-blanc-rouge.jpg

 

20:58 Publié dans art brut, Expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art brut, madge gill, the nunnery, londres, laura flessel | |  Imprimer | | Pin it! |