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12.03.2010
Alternatives grafikes et vaniteuses
Tant plus qu'il fait froid, tant plus qu'on vernit. On sort du métro parce qu'il y a trop de monde qui s'y réfugie pour fuir le vent mauvais. On fait pas 100 m qu'on gèle du bout du nez. Reste plus qu'à aller de vernissage en vernissage. Ils sont nombreux et fréquentés en ce moment, forcément.
Vodka sur glaçons pour le n°1 de la revue Hey à la Halle Saint-Pierre. Le dernier sur ma route. On retrouve ensuite, bien au chaud chez soi, ses amis sur le net.
Le Dernier Cri et ses Alternatives grafikes qui vont commencer le samedi 13 mars 2010 (vernissage) au Musée de l'Abbaye Sainte-Croix aux Sables d'Olonne
Les vanités sont à la mode. On en accroche même en douce dans l'expo du Musée Maillol à Paris.
Je résiste pas à vous montrer celle du carton de l'expo des Sables qui met le cap sur le 23 mai (finissage).
00:25 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le dernier cri, vanités, louis umgelter, collection prinzhorn, art brut, halle st pierre |
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10.03.2010
No estamos solos rue de Charenton
La surprise viendra demain et elle viendra d'Alexandro Garcia. Si vous ne craignez pas l'hyperstimulation électrique de votre petit bulbe céphalo-esthétique, foncez sur l'expo No estamos solos de cet Uruguayen, jardinier de son métier et visionnaire de la peinture.
Attention : ça crépite, ça couve sous la cendre, ça s'enroule et ça se déroule, ça vrille, ça décoiffe, ça vertiginise. Un chaos structuré, un infini turbulent, des paysages martiens de chez martiens, des architectures en cristaux. De l'utopie, de l'uchronie, de la fausse symétrie et des kaléidoscopiques visions d'outre-mondes. Des comètes à tous les étages. Une invitation au bal masqué des galaxies de l'intérieur.
Heureusement, c'est dans la rue de Charenton bien connue de tout le monde. On n'est pas trop perdus. C'est Christian Berst qui régale. Il y aura du vernissage et du catalogue ce jeudi 11 mars 2010 après le turbin (18-21 h) et probablement des cahuettes aussi.
Même si vous êtes pas un ouvrier parisien, offrez-vous le détour. La Bastoche c'est fastoche! Les extra-terrestres peuvent garer leur soucoupe devant la galerie. Bon, je plaisante à peine car il faut vous dire que c'est à la suite d'une «rencontre du 3e type» qu'Alexandro Garcia a commencé à peindre ses visions.
Et le film de Steven Spielberg est là pour nous dire combien ces «expériences» peuvent être belles, étranges et respectables. C'est le cas ici, avec ce créateur né à Montevideo (comme Lautréamont) en 1970. Il lui arrive de se considérer comme «un canal qui absorbe les messages du cosmos». Un canal+ alors tant il a su aussi travailler ses instruments de canalisation.
Avec ce mot de «canalisation» on comprendra qu'il y a de l'automatisme là-dedans et de la médiumnité. Certains points de vue de Garcia font penser à Helen Smith. On ne s'étonnera pas non plus que, lui qui ne ressentait pas d'abord le besoin de mettre du discours descriptif sur ces dessins d'un graphisme méticuleux et énigmatique, se soit cru requis ensuite de fournir à leur propos certaines théories new age à la flan.
De bonnes âmes ufologistes s'étant naturellement empressées de lui souffler que ces œuvres reflètaient les messages soit-disant spirituels de je ne sais quelle ère du verseau. La chose était arrivé aussi à Augustin Lesage avec les fondus de l'égyptologie. Pour conclure je dirai que j'aimerais bien voir les livres du genre artisanal que Garcia réalise en reproduisant des textes et des dessins à lui.
Je me demande s'il n'y a pas un petit rapport avec les codex puisqu'il a de grandes chances que ce qui affleure dans ses univers galactiques, c'est plutôt la cosmologie précolombienne.
Et maintenant bonne nuit.
22:20 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art brut, alexandro garcia |
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09.03.2010
L’écho des colloques
Si je vous dis «colloques» n'allez pas croire que je vous parle de mes co-locataires. Non, c'est colloques avec un «q» que j'ai en tête. Avec un q sur lequel, c'est connu depuis Montaigne, si haut qu'on soit perchée, c'est toujours sur lui qu'on est assise. Je crains un peu les colloques de ce point de vue. On n'y est pas toujours dotée d'un fauteuil confortable mais c'est un fait qu'aujourd'hui ils se généralisent. Plus l'art brut descend dans la rue, plus il remplit les salles de conférences. Les colloques deviennent incontournables. Je voudrais donc vous en signaler deux.
Le thème du premier c'est L'Art brut de la marge à l'exposition. Il aura lieu de jeudi 25 mars de 9 à 18 h (prévoir sa barre vitaminée) à La Nef de Dijon. Cette journée d'étude au cours de laquelle on essaiera de «dessiner les contours d'un laboratoire de réflexion» s'inscrira dans le cadre de l'Exposition La Tinaïa et Intim'errance du 23 mars au 11 avril 2010. L'atelier italien de La Tinaïa, vous connaissez. Sinon, révisez un peu ma note Arte irregolare du 19 mars 2009.
Intim'errance, c'est une expo itinérante réunissant des œuvres issues des ateliers de l'Espace des expressions G. Bachelard du Centre Hospi de la Chartreuse de Dijon. Entre autres partenaires de questa giornata, on trouve la revue Cassandre dont je vous ai déjà touché deux mots le 25 novembre 2007. J'aime bien le préambule du programme bien qu'il confonde un peu les genres : «L'art singulier ne se laisse pas réduire à une définition, il subvertit l'art établi! (...) L'art brut n'appartient à aucun courant artistique et pas davantage à une contestation de la culture dominante. Il n'est pas le fait d'une catégorie d'individus mais d'une mosaïque d'individualités».
Le deuxième convegno (colloque) sur lequel je voudrais que vous pointiez votre nez, c'est celui du Centro d'Arte Piana dei Coli, Villa Alliata Cardillo, via Faraone (j'adore ces adresses italiennes) à Palerme. C'est notre amie Eva di Stefano qui est derrière ou plutôt devant puisqu'elle s'est chargée de la coordination scientifique.
Le soutien de la Collection de l'art brut de Lausanne lui est acquis. Je manque de place, qu'elle me le pardonne, pour énumérer tous ses autres partenaires. Outsider art, la creazione differente, c'est le titre choisi pour ces 3 journées de travail : 26, 27 et 28 mars.
Je ne peux pas citer tout le monde, il y faudrait la nuit mais il va de soi que dans ces deux colloques, les Animuliens avertis retrouveront des têtes connues : Céline Delavaux, Bruno Decharme, Alain Vasseur, Béatrice Chémama-Steiner, Sarah Lombardi, Martine Lusardy, Agnès Bourbonnais du côté de Dijon, Lucienne Peiry, Savine Faupin, Domenico Amoroso, Teresa Maranzano, Roberta Trapani du côté de Palermo.
00:16 Publié dans Expos, Parlotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art brut |
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08.03.2010
N’oublions pas Van Der Steen
Bonus à ma note Tajan en guise de rebondissement aux observations dominicales d'un Animulien de bonne volonté. Il est juste de faire observer que la vente du 9 mars 2010 propose aussi plus d'une vingtaine de Van Der Steen. C'est vrai aussi qu'avec sa façon bien à lui de se tenir le derrière entre la chaise de l'art naïf et celle de l'art brut, cet artiste estimable, disparu en 1965, gêne aux entournures nos petits classements confortables.
On nage toujours avec ces gus de la Neuve Invention (VDS en fait partie), une notion un peu en déshérence et qu'il faudrait peut-être réactiver, élargir ou exploser (?), en tous cas redéfinir ou carrément bannir plutôt que de l'oublier comme un croûton de pain derrière un meuble. Là, j'ai trop de pain sur la planche pour me lancer sur la piste de Germain Van Der Steen. Espèrons que l'actualité me fournira plus tard l'occasion d'en dire davantage.
Tant que j'y suis, j'en profite pour vous transmettre un autre fait sur lequel Bertrand Lacy (décidément en verve!) attire mon attention : il lui arrive de lire des romans policiers. Et il me recommande celui de Jesse Kellermann qui s'intitule Les Visages. Non content de mettre en exergue une citation-vedette de Dubuffet (Le vrai art est toujours là où on ne l'attend pas...) ce polar traduit de l'américain traite du monde de l'art contemporain à New York.
Page 174, l'œil de lynx de Bertrand Lacy a repéré qu'un critique britannique était cité pour avoir traduit en anglais l'expression «art brut» inventée par Jean Dubuffet. Le nom de ce critique, mais c'est à vous de le deviner, of course...
00:05 Publié dans Gazettes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : germain van der steen, art brut, neuve invention, bertrand lacy |
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