29.12.2011

Canardage et canotage

Je suis pas la seule à canarder.

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christophe-donner.jpgEn complément de ma récente note sur le chapon de Noël, ma copine Hélène a cru bon de me signaler un article super intelligent de Christophe Donner paru le 23 décembre 2011 dans la rubrique «magazine» du journal Le Monde en ligne. 

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Donnerwetter, ce que je me suis dilaté la rate en lisant ce papier intitulé L’innocent accroché aux murs !

Heureusement que j’étais assise, j’aurais pu tomber sur le derrière à l’évocation de cette soirée de canotage parisien

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27.12.2011

L’info qui venait du nord

louvetaux.jpgCoucou, mes ch’tits loups ! L’information aujourd’hui vient du nord. D’Ixelles, très exactement, commune de Bruxelles-capitale. D’Ixelles qui mériterait de s’appeler XXL puisque son musée accueille rien moins que Dubuffet architecte.

Jean Dubuffet

Ixelles ou Elsene (que les Animuliens flamands m’excusent de ne pas savoir faire de jeu de mots dans leur langue) : demeure des aulnes selon wiki. C’est joli et c’est une bonne idée de cibler, avec cette exposition qui va durer jusqu’au 22 janvier 2012, l’activité bâtisseuse de notre Jeannot national.

chasedubuffets.jpgTout le monde peut pas marcher à l’ombre des arbres de la Chase Manhattan Bank à New York ou faire du remue-méninges dans le Cabinet logologique de la Closerie Falbala à Périgny-sur-Yerres. cabinet logologiqueDubuffet.jpgAujourd’hui, grâce aux Ixelliens ou aux Elseneuriens, c’est 120 réalisations dubuffetiennes qu’on peut embrasser (smack !) d’un coup : plans, maquettes et œuvres originales.

Jean Dubuffet

smack.jpgSmack! aussi au MFPE (« Musée Familial Par Excellence »), autrement dit le LaM de l’autre côté de la frontière. Pour la fin de l’année, La Voix du Nord nous gratifie d’un entretien souriant de Sophie Lévy, sa directrice. Elle a du mérite. Elle turbine grave pour étendre la fréquentation de son musée, effacer l’«image élitiste» qui, selon Laurent Watiez, son interwiouveur, avait été «accolée» à son établissement.

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On ne saurait le lui reprocher.

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Mais là où il faut carrément féliciter madame Lévy c’est quand elle répond, à une question sur la «cohérence entre les trois sections» (art moderne, art contemporain, art brut), la chose encourageante suivante : «Aujourd’hui, je crois que j’ai arrêté d’essayer de faire la synthèse! Ce dont je me suis rendu compte, c’est que la richesse fait partie de l’identité du musée. Que les gens pouvaient venir en faisant le choix d’une des collections ou de deux. Il ne faut pas systématiquement forcer le croisement».croisement.jpg

A bas la synthèse! Vous avez bien lu. On est invité à rendre visite à notre chère vieille Aloïse sans forcément se farcir le tonton Buren. Heureuse nouvelle! A croire que madame Lévy a lu ma note du 2 octobre 2011 (L’Univers peu connu d’Adolf Wölfli) où je me permettais de l’encourager bien poliment à «faire plus confiance à l’art brut».

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Si ce n’est pas votre cas,

amis lecteurs, amies lectrices,

il n’est pas trop tard

pour bien faire.

04.12.2011

Poitiers : une Grande roue dans la Grand'rue

Au chapitre de mes vernissages ratés du samedi 3 décembre 2011, il faut que j’ajoute celui de la Galerie Grand’rue (Antoine Hyvernaud) à Poitiers. Je connais des journalistes poitevins qui auraient sans doute un bon papier à faire en se rendant rapidement au 167 de la Grand’rue pour l’exposition Prototypes dont la dead line est le 31 décembre. Une bonne façon de se faire des fêtes pour tout le monde que ces locomobiles et manèges de Gérard Cambon.

Gérard Cambon J’ai déjà eu l’occasion d’attirer vos précieuses attentions, Animulanautes, sur le travail de cet artiste dans ma note du 16 mars 2010 intitulée Akkisuitok (c’est commode à retenir, pas vrai ?). Hybridités mécaniques et patineuses patines sont ici au rendez-vous. Les homoncules pâteux et interloqués sont toujours là, révélateurs de mouvements et de vitesse.

Gérard Cambon

Les amalgames sont surprenants : phares de bicyclettes, roulettes miniatures, pompes à flytox. Le tout, solidaire par la grâce des soudures, collages, sertissages dont Cambon a le secret.

Gérard Cambon Cela paraît gentil et ça l’est mais avec une dose de risque, de danger ou de cruauté comme on voudra : l’insecticide qui tue quand même, la grande roue qui perd ses rayons.

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Les accros au parisianisme retrouveront cette dernière à la Galerie Béatrice Soulié (21 rue Guénégaud dans le 75-6) qui, parallèlement et sous le titre ferroviaire de : E pericoloso sporgersi, montre jusqu’au 7 janvier 2012, les nouvelles œuvres de Gérard Cambon.

Gérard Cambon

Là aussi on s’amuse mais on ne s’endort pas.

18:57 Publié dans Expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gérard cambon, galerie grand’rue, art contemporain, poitiers | |

23.10.2011

Une araignée dans la gorge

La raison de mon silence? Non ce n’est pas que je médite un changement d’orientation. Genre : Rives et dérives de l’art contemporain. Ou «comptant pour du beurre», l’art brut ayant tendance à faire tache aujourd’hui pour les institutions qui l’exposent (pardon pour celles qui dérogent à la règle).

Sirop-Des-Vosges.jpgNon, non, c’est simplement que je me traînasse ma première grosse crève de l’année. Que je tousse comme une perdue. 

timbre araignee.jpgEt que mon chéri-que-j’ai profite de ma faiblesse pour me faire avaler des litres de sirop des Vosges sous prétexte que j’aurais une araignée de Louise Bourgeois dans la gorge.

christine sefolosha,pierre della giustina,judith scott,anton prinner,fiac,lucie vigne,etienne-martin,rafaèle normandSelon lui c’est depuis que j’ai lu, dans le dépliant de l’expo Objets secrets au Collège des Bernardins, cette thèse (pour le moins digne de  Nos amies les bêtes) suivant laquelle les œuvres de Judith Scott «résonneraient profondément» avec les objets sculptés par ladite Loulou of New York. Raisonnement de tambours! Idéal pour couvrir ma quinte! Non, je vous l’dis : «ça sent le sapin!». vosges.gif

Je n’ai même pas pu me traîner à la FIAC pour aller voir sur le stand de la Galerie Le Minotaure, les œuvres d’Anton Prinner, une artiste «contemporeine» d’exception celle-là. J’ignore pourquoi (à cause peut-être de la radicale façon dont elle interrogeait, dans son comportement, la différence sexuelle)– on ne parle jamais d’elle. En dépit des méritoires efforts de Benoît Decron que j’ai déjà eu l’occasion de signaler dans mon post du 25 janvier 2008 (Déplacement à l’Abbaye Sainte-Croix).

Anton Prinner

Libération du jeudi 20 octobre 2011

Pour rare qu’il soit, le cas d’Anton Prinner n’est pas le seul à se tenir éloigné des petites bourgeoiseries à la mode. Pas plus tard que récemment, j’ai eu l’occasion de vous rafraîchir la mémoire au sujet de Lucy Vines et d’Etienne-Martin.

Si écho de l’art brut il y a, c’est dans l’œuvre de tels artistes, sincères, discrets et concentrés sur eux-mêmes avant d’être soucieux de notoriété, qu’il faut le chercher. Ma p’tite idée sur la question c’est que la fréquentation de leurs œuvres nous servira bien plus dans notre approche de l’art brut que le commerce avec les people de la planète art-contemporanéiste qui tourne éternellement autour de deux trois nombrils décorés.

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Bon, je retourne à mon sirop! Non sans vous signaler deux expos de jeunes artistes contemporains qui méritent bien qu’on parle d’eux.

Christine Sefolosha

Celle de Christine Sefolosha à Strasbourg et celle de Pierre Della Giustina dans son atelier de Saint-Rémy-sur-Durolle en Auvergne.

Pierre Della Giustina

Merci au carton d’invitation de l’expo Della, organisée de concert avec la photographe Rafaèle Normand.

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Il me fournit ma conclusion : «une virée dans les sapins pour la Toussaint?»

pierre della giustina,rafaèle normand

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16.05.2010

De MaM en LaM, le voilà le joli LaM

Art brut lillois, à quand le plan media? Pour bientôt peut-être. Pour l'instant ça remue, ça bourdonne, ça s'active dans la PQR mais surtout à propos du chantier «art moderne» du futur méga-musée de Villeneuve d'Ascq.

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Si vous voulez voir un conservateur en bloudjinzes (comme dirait Zazie), allez voir Madame Sophie Lévy qui mouille sa chemise ici pour Calder et Miró, ça vous donnera un aperçu de l'avancée des travaux et des petits soucis de l'accrochage.

C'est sans doute parce qu'il y a trop à faire qu'elle n'a pas le temps de nous glisser un mot sur les nouveaux espaces infinis qui s'ouvriront bientôt pour la Collection de l'Aracine gonflée à l'hélium de nouvelles acquisitions.

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Vue virtuelle d'une future salle dédiée à l'art brut

Il faut la comprendre : il reste encore quelques wagons de terre à betteraves à pelleter. Heureusement, l'administration elle est gentille, elle a acheté le Pliz Johnson.

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Alors un p'tit coup de psitch-psitch sur les vitres et le LaM (j'ai du mal à me rappeler ce que cette abréviation très tendance signifie) sera prêt à l'emploi.
Si Animula n'était pas si paresseuse, elle proposerait ses modestes talents de technicienne de surface autodidacte pour encourager l'équipe muséale avec son plumeau et son chiffon plutôt qu'avec sa mauvaise langue!

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Ceux que ça tentent peuvent d'ores et déjà organiser un apéro géant pour l'inauguration qui est programmée pour le 25 septembre 2010 (notez bien l'année).

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